La Fnac invente l'étiquette prix numérique

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Merchandising - Les étiquettes en plastique illisibles jurent avec la haute technologie des écrans plasma ou LCD. Pour y remédier, l'enseigne culturelle intègre l'étiquetage des prix directement dans l'image.

Il fallait y penser ! Dès le mois de février, le magasin Fnac Digitale, dans le quartier Saint-Michel à Paris, fera figurer le prix et les informations techniques de ses téléviseurs directement à l'écran de ceux-ci. À raison de huit images possibles par étiquette numérique, chaque téléviseur affichera, tour à tour, les caractéristiques techniques, les offres promotionnelles et celles réservées aux adhérents qui lui correspondent. « C'est un modèle de présentation unique au monde », s'enthousiasme Michel Salmeron, directeur du merchandising de la Fnac. « En plus d'une excellente visibilité, il véhicule une image high-tech de la Fnac et de ses produits », ajoute le responsable, qui en avait assez des étiquettes plastiques sous-éclairées, tamisage du rayon téléviseurs oblige afin de mettre en valeur les écrans.

Un an et demi de travail

Ces étiquettes modernes et lumineuses s'intègrent directement dans l'écran, et permettent une mise à jour instantanée des informations prix (un atout non négligeable dans un domaine où la valse des étiquettes est quasi quotidienne). Derrière l'apparente simplicité de la solution se cache un projet d'un an et demi, mené grâce à un partenariat avec la société Médiavantage, spécialiste de l'affichage dynamique. « La Fnac avait déjà une base de données centralisée couplée à un logiciel d'étiquetage, pour éditer les étiquettes papier, raconte Michel Salmeron. Médiavantage a développé un programme spécifique pour en extraire les informations et les encoder en signal vidéo. » Cet encodage vidéo des étiquettes est la trouvaille qui change tout. « Sans cela, il faudrait un ordinateur derrière chaque télévision pour arriver au même résultat ! », s'amuse Michel Salmeron. Autant dire une « usine à gaz » encombrante et coûteuse.

Ici, l'arsenal technique déployé est étonnamment léger. Au coeur du système, un ordinateur central gère les étiquettes et assure, dans le même temps, la diffusion des images de fond défilant sur les écrans des téléviseurs. Derrière lui, une « médiabox » retraite le signal vidéo en y intégrant les étiquettes électroniques. Elle envoie le tout à une dizaine de petits boîtiers électroniques chargés d'adresser le bon flux vidéo à chaque téléviseur. Chacun de ces relais, baptisés « médiadispatch » par la Fnac, se connecte à huit télévisions maximum.

Un marché florissant

Courant février, donc, une centaine d'écrans - c'est la moyenne de produits exposés au rayon télévisions - seront animés à la Fnac Digitale grâce à ce nouvel outil. Mais le distributeur n'a pas l'intention de s'arrêter en si bon chemin. Le système a vocation à être élargi aux 120 magasins du groupe dans les dix-huit prochains mois - le temps du contrat d'exclusivité signé avec Médiavantage.

D'ici là, la Fnac espère avoir pris une avance confortable sur ses concurrents. Porté par la déferlante des écrans plats, le marché a affiché en 2006 des progressions de 37 % en volume et de 18 % en valeur. De quoi faire rêver notre « agitateur », qui revendique à peine 5 % de ce marché florissant sur la même période...

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