La Fnac poursuit son redressement

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A périmètre comparable et taux de change constants, le chiffre d’affaire du Groupe est stabilisé au 2nd trimestre (-0,6%), contre une baisse de -1,5% au 1er trimestre 2014, et de -3,1% sur l’ensemble de l’année 2013. Le chiffre d’affaires du Groupe s’élève à 800 millions d’euros au 2nd trimestre en baisse de -1,1% par rapport à la même période de 2013.
 
L’impact des taux de change a été défavorable de -0,6% en raison principalement de la dépréciation du réal brésilien par rapport à l’euro. L’acquisition de la société Datasport, réalisée fin décembre 2013, a eu un impact favorable de 0,1%. L’environnement de consommation a peu évolué au 2nd trimestre par rapport au 1er trimestre dans les principaux pays du Groupe. La consommation des ménages est restée atone en France. La reprise économique est lente dans la Péninsule Ibérique, en particulier en Espagne.
Dans ce contexte, les marchés du Groupe sont restés en baisse sensible, avec une intensité commerciale accrue.
La France en croissance
 
L’amélioration séquentielle des ventes est principalement portée par la France, qui affiche une croissance de +0,8% de ses ventes à magasins comparables au 2nd trimestre, après une baisse de -0,7% au 1er trimestre. Les ventes au semestre sont stables après prise en compte de l’impact de la fermeture de magasins. La dynamique de prises de part de marché s’est poursuivie, tant en produits techniques qu’en produits éditoriaux.
 
L’amélioration de l’activité se poursuit à l’international
La Péninsule Ibérique confirme la stabilisation de ses ventes (-0,6%), portée par la bonne performance de Fnac Portugal dont les ventes sont en croissance. Fnac Espagne a souffert de conditions de marchés plus défavorables au 2nd trimestre, mais a maintenu ses parts de marchés.
Les ventes de Fnac Brésil reculent de -2,2% (à taux de change constants), l’activité du mois de juin ayant été affectée par la baisse significative du trafic à partir du début de la Coupe du monde.
Le chiffre d’affaires de la zone Autres Pays qui regroupe la Suisse et la Belgique est en retrait de -4,8% (à taux de change constants), en amélioration par rapport au 1er trimestre (-7,1%) dans des marchés qui restent très concurrentiels.
Le Groupe a continué à bénéficier de la montée en puissance des initiatives stratégiques et à mener une politique commerciale offensive.
Relais de croissance: succès des nouvelles familles de produits et des nouveaux formats de magasins
La croissance du chiffre d’affaires réalisé par les nouvelles familles de produits s’est accélérée au 2nd trimestre, portée par leur déploiement au cours des douze derniers mois et les bonnes performances commerciales. Elles ont représenté 10,1% du chiffre d’affaires total au 2nd trimestre contre 8,2% au 1er trimestre.
En France, les espaces téléphonie, déployés sur l’ensemble du parc de magasins en février et mars, ont dé
livré de très bons résultats et contribué significativement à la croissance de l’activité au 2nd trimestre. Grâce à des investissements commerciaux conséquents, la Fnac a rapidement pris une place importante sur ce marché, et devrait y occuper en quelques mois sa place naturelle de leader.
 
Des nouvelles initiatives ont été mises en oeuvre au 2nd trimestre avec le déploiement de près de 25 espaces Papeterie en France, et l’ouverture d’un flagship dédié aux objets connectés, aux smartphones et aux accessoires sur les Champs-Elysées.
Le déploiement des nouveaux formats de magasins s’est poursuivi avec l’ouverture de 2 magasins de proximité en France (Boulogne-sur-Mer et Le Puy-en-Velay) et l’ouverture d’un magasin travel retail au Brésil, à l’aéroport international Guarulhos dans l’état de Sao Paolo.
Progression de l’omnicanal
La croissance du canal internet a été soutenue en France et dans la Péninsule Ibérique, portée notamment par la progression des ventes omnicanales et la poursuite du développement des marketplaces. Le poids des ventes omnicanales (ie les ventes internet liées aux magasins) a continué à progresser, sous l’effet notamment de la mise en avant de nouvelles fonctionnalités (click & collect – retrait et paiement magasins), et s’est élevé au 1er semestre à 31% des ventes internet totales des deux zones.
De nouveaux services innovants
Le Groupe a lancé deux nouvelles offres de services en France : le Pass location (service exclusif de location de produits techniques) et Fnac Express + (abonnement à un service de livraison illimitée en 1 jour ouvré de l’ensemble des produits disponibles en stock sur Fnac.com). Après le lancement en mars de Fnac Jukebox (service d’écoute de musique en ligne), il démontre ainsi à nouveau sa capacité à apporter des réponses innovantes aux nouveaux usages de consommation.
 
 
RESULTATS DU 1er SEMESTRE 2014
Le chiffre d’affaires consolidé du Groupe s’est élevé à 1639 millions d’euros au 1er semestre 2014, en recul de -1,8% par rapport au 1er semestre 2013. L’impact des taux de change a été défavorable de -0,8% en raison principalement de la dépréciation du réal brésilien par rapport à l’euro. L’acquisition de la société Datasport, réalisée fin décembre 2013, a eu un impact favorable de 0,1%.
A taux de change constants et périmètre comparable, le chiffre d’affaires baisse de -1,1%.
Au 30 juin 2014, le résultat opérationnel courant de Groupe Fnac est négatif de -19,7 millions d’euros, en retrait de -7 millions d’euros par rapport au premier semestre 2013.
Le taux de marge brute s’établit à 29,8% contre 30,4% au 1er semestre 2013. La baisse du taux de marge brute résulte, d’une part d’investissements commerciaux associés notamment à l’installation en France de la nouvelle catégorie « téléphonie », et d’autre part d’un effet mix catégorie défavorable. Par ailleurs, le Groupe a maintenu une politique commerciale offensive dans des marchés plus promotionnels.
Le Groupe a poursuivi avec succès sa dynamique de recherche d’économies de coûts et d’efficacité des organisations.
Les autres produits et charges opérationnelles non courants ont constitué une charge nette de -7,6 millions d’euros au 1er semestre 2014, en ligne avec leur niveau du 1er semestre 2013 (-7,8 millions d’euros). Ils incluent principalement des coûts de transformation des organisations.
 
Le résultat net part du Groupe des activités poursuivies est négatif de -37,0 millions d’euros au 1er semestre 2014, en retrait de -6 millions d’euros par rapport au 1er semestre 2013. Retraité des éléments de nature non courante, le résultat net courant des activités poursuivies (part du Groupe) est négatif de -29,7 millions d’euros contre une perte de -22,9 millions d’euros au 1er semestre 2013.
 
 

 

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