La Fnac présente son nouveau livre numérique

À partir du 28 novembre, la liseuse Kobo by Fnac sera disponible à la vente. LSA a pu la tester en avant-première. Découverte de cette nouveauté stratégique pour l'enseigne.

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Le Kobo nouveau est arrivé ! La Fnac a aussitôt convié la presse, le 3 novembre, pour découvrir son livre numérique made in Canada, à la Fnac Montparnasse, à Paris. La version française n'étant pas encore disponible, il a fallu se contenter de sa grande soeur canadienne, quitte à lire Madame Bovary en anglais. Première bonne surprise, l'objet est léger (185 g), fin (1 cm d'épaisseur), de la taille d'un livre de poche, et il tient parfaitement dans la main. Sa coque en plastique dépoli, dont le dessin est matelassé au verso, est agréable au toucher. L'écran de 6 pouces a la taille d'une page standard. Avec ses 16 niveaux de gris, il est irréprochable sur l'affichage du texte, et tout à fait correct pour les images.

 

Interaction possible

 

En revanche, les fonctionnalités du Kobo vont bien au-delà du simple livre. En mode lecture, le lecteur peut configurer ses pages comme il l'entend, en choisissant la taille des caractères, des interlignes et des marges. Plus intéressant, en pointant un mot sur l'écran tactile, il peut surligner des passages qui seront gardés en mémoire, les assortir de commentaires, et même les partager sur Facebook. Un sous-menu donne aussi accès à un dictionnaire français, ou bilingue à des fins de traduction (dans le cas de la version canadienne, elles pouvaient se faire vers l'anglais, l'espagnol ou l'italien). On regrette tout de même que les temps de latence soit aussi long quand il s'agit de tourner une page, d'accéder à un nouveau menu, ou de charger des données via le réseau wi-fi. « Ce dernier point sera plus rapide avec la version française », assure l'enseigne.

Depuis la page d'accueil, un onglet Bibliothèque donne accès aux ouvrages stockés sur la carte mémoire (jusqu'à 1 400 pour 2 Go), que l'on peut classer par auteur, ou titre. Ensuite, la partie Boutique propose les titres du moment, ainsi qu'un accès au kiosque presse, qui était malheureusement encore indisponible. Plus original, une rubrique est consacrée aux livres gratuits. « On y trouve des extraits de livres, ainsi que des ouvrages libres de droit », explique Pauline Mittelbronn, spécialiste de la dématérialisation à la Fnac. En France, cela concerne l'oeuvre de tous les auteurs mort il y a plus de soixante-dix ans.

 

Les éditeurs y viennent

 

Alors, est-ce que Kobo va mieux marcher que le Fnacbook ? De nombreuses questions restent encore sans réponse. « Ce qui me semble certain, c'est que ça ne va pas décoller plus vite qu'aux États-Unis », tempère Charles Bianchi, directeur commercial de la Fnac. D'abord son prix de 129,90 E, sans être excessif, n'est pas négligeable, même si les adhérents l'auront pour 99,90 E. Le Kobo ne sera pas un achat d'impulsion, et entrera donc en concurrence avec les tablettes tactiles, tels l'iPad d'Apple, devenu la référence en termes d'ergonomie, et bientôt le Kindle Fire d'Amazon. Ensuite, avec 80 000 oeuvres disponibles, on est encore loin de la bibliothèque d'Alexandrie. À titre de comparaison, fnac.com compte près de 650 000 références de livres... « Le fond de catalogue commence à grandir », souligne Charles Bianchi. De fait, des éditeurs comme Hachette, Flammarion, Editis et Gallimard se sont enfin résolus à numériser leur catalogue.

Le Kobo by Fnac en chiffres

28 novembre La date de lancement 129,90 E 185 g 1 cm d'épaisseur 6 pouces pour l'écran, soit la taille d'un livre de poche 16 niveaux de gris 30 jours d'autonomie en mode lecture 2 Go de mémoire, soit la capacité de stocker 1 400 livres 80 000 titres disponibles

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Article extrait
du magazine N° 2204

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