La FNCL et Coop de France annoncent leur fusion dans un contexte de résilience.

RÉSULTAT La Fédération nationale des coopératives laitières (FNCL) et Coop de France ne devraient faire plus qu’un. La proposition d’alliance sera présentée à l’occasion d’une assemblée générale extraordinaire de la FNCL le 21 décembre 2017. Si le projet est approuvé, la FNCL deviendra alors Coop de France métiers du lait. Une annonce qui s’inscrit dans un contexte de résilience des coopératives.

vache tarine,agriculture biologique
vache tarine,agriculture biologique© © ursule - Fotolia

C’est le fruit d’une réflexion engagée il y a déjà plus de 5 ans et qui pourrait se concrétiser avant la fin de cette année. La Fédération nationale des coopératives laitières (FNCL)  présentera à l’occasion d’une assemblée générale extraordinaire le 21 décembre 2017 son projet de fusionner avec Coop de France. « Après la fin des quotas laitiers en 2015,  nos organisations ont dû s’adapter. Les coopératives sont très engagées dans l’aval. Il est nécessaire de renforcer la valorisation  de la production de nos adhérents », a fait valoir Dominique Chargé, président de la FNCL, ce jeudi 14 décembre 2014, à l’occasion d’une conférence de presse commune entre la FNCL et Coop de France.

Les coopératives, poids lourd de la filière laitière

Les coopératives pèsent 56% sur la collecte de lait et 45% sur la transformation. Le poids des coopératives sur la collecte et la transformation de lait est de plus en plus important. « Avec l’intégration de la FNCL dans Coop de France, le but est de mieux faire reconnaitre les spécificités de nos modèles, notamment auprès des acteurs de la grande distribution », estime Dominique Chargé.

Une annonce qui s’inscrit dans un contexte de léger recul pour la coopération agricole et agroalimentaire française. En 2016, les 2500 entreprises réunies au sein de Coop de France  ont réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 85,9 Mds €, en recul de 1,18%. Elles affichent un résultat net global de 904 M€, en recul de 7,9%. Mais avec 21 Mds € de capitaux propres et une capacité d’autonomie financière (capitaux propres/bilan) de 35%, les coopératives font pour autant preuve d’une certaine résilience. Ces dernières doivent cependant composer avec une rentabilité brute de 3,5%, bien inférieure à d’autres secteurs industriels ou tertiaires. D’où l’enjeu de création de valeur qui a alimenté les débats de la première partie des Etats généraux de l’alimentation.

Alors que ceux-ci doivent être officiellement clôturés jeudi 21 décembre 2017 par le premier Ministre Edouard Philippe, les premières propositions législatives qui découlent de ces travaux pourraient être présentées à cette occasion. « Nous avons beaucoup hésité à signer la charte d’engagement des bonnes pratiques censée encadrer les relations commerciales. Celles-ci ont démarré durement et les bonnes intentions ne suffisent pas. Le levier législatif doit être actionné sans plus attendre », a insisté Pascal Viné, directeur général de Coop de France. 

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