Marchés

La France ne perd plus de parts de marché à l’export selon Coe-Rexecode

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Selon l’institut Coe-Rexecode, la part de marché de la France dans les exportations de la zone euro s’est stabilisée à 12,6 % en 2012 comme en 2011, même si elle se dégrade toujours dans la part totale des exportations (voir doc joint). Dans une étude sur la compétivité des enteprises françaises de biens de consommation, elle note d'ailleurs  l'obligation pour celles-ci d'investir dans les prix pour reconquérir des parts de marché.

Michel Didier, président de Coe Rexecode, préconique que les entreprises investissent massivement dans les réductions de prix pour redevenir compétitives à l'exportation face aux autres exportateurs de la zone européenne
Michel Didier, président de Coe Rexecode, préconique que les entreprises investissent massivement dans les réductions de prix pour redevenir compétitives à l'exportation face aux autres exportateurs de la zone européenne

« Nous avions déjà noté que la part de marché de la France dans les exportations de la zone euro s’était stabilisée en fin d’année dernière, alors qu’elle se dégradait depuis 10 ans. Pour l'année 2012, nous faisons le même constat, la France ne perd plus de parts de marché, mais elle n’en regagne pas encore », a indiqué Michel Didier, président de l’Institut, lors d’une conférence de presse. «Ce  n’est qu’une stabilisation à un étiage, après avoir perdu environ 1000 milliards d’exportations depuis 10 ans », a ajouté Denis Ferrand, directeur général de l’Institut. La France gagne même des parts en Amérique du Nord et centrale, en Russie, en Chine, en Inde, au Japon, les exportations sont stabilisées en Europe, mais elle perd des parts de marché vis-à-vis des autres pays européens en Afrique, au Moyen Orient, en Amérique latine, en Océanie et en Europe centrale.

Mais surtout, les économistes de Coe-Rexecode viennent de publier une étude sur la compétitivité des entreprises selon les secteurs, auprès d’un panel d’importateurs baptisé "acheteur moyen européen". Neuf critères ont été retenus, qui vont de la qualité, au prix, au design, en passant par la notoriété et les délais de livraison. Dans l'agroalimentaire, "La France est toujours placée au premier rang pour la qualité, mais en revanche, elle arrive au 7ème rang pour le prix, et au 7ème rang également pour le rapport qualité prix, un niveau qui se dégrade par rapport aux années antérieures, indique Michel Didier. Les entreprises n’échapperont pas à la nécessité d’investir dans les prix pour faire face à la concurrence des autres pays". Dans l’équipement du logement, la France est un peu mieux placée en en prix et en qualité, mais elle arrive derrière l’Allemagne pour la qualité.

En habillement, elle est moins bien placée que l’Allemagne et l’Italie en qualité, et les prix sont aussi considérés comme très élevés. Enfin, en pharmacie-cosmétique, la France est également au troisième rang, mais au 8ème pour les prix ! Ce dernier est donc le sujet numéro 1 et ce à quoi doivent être consacrés une bonne part des mesures de soutien que le gouvernement met en place en faveur des entreprises, comme le crédit d’impôt compétitivité annoncé juste après la remise du rapport Gallois. Michel Didier se réjouit d'ailleurs que les études de compétivité et de coût du travail menée par le Coe-Rexecode, qui avaient été fort décriées par la gauche et parfois la droite, fasse désormais l'objet d'un consensus débouchant même sur des décisions politiques et économiques, comme celles annoncées après le rapport Gallois.     

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