Marchés

La France tire la croissance de Mondelez International en Europe

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« Yes we can ! », c’est en quelque sorte le message qu’a voulu faire passer Pascal Bourdin, président de Mondelez international pour la France et le Benelux ce vendredi 13 décembre devant l’assemblée des journalistes réunis à l’occasion de la présentation des résultats du premier semestre 2013 de la filiale du géant américain

Pascal Bourdin, président de Mondelez international
Pascal Bourdin, président de Mondelez international

« Yes we can ! », c’est en quelque sorte le message qu’a voulu faire passer Pascal Bourdin, président de Mondelez international pour la France et le Benelux  ce vendredi 13 décembre  devant l’assemblée des journalistes réunis à l’occasion de la présentation des résultats du premier semestre 2013 de la filiale du géant américain.

La France, premier marché

Balayant toute forme de sinistrose, Pascal Bourdin, qui a pris ses nouvelles fonctions en juin dernier, après déjà 25 années d’une carrière bien remplie au sein du groupe, est persuadé qu’il est possible de  faire croître l’activité en France. Le groupe ne réalise plus que 20% de son chiffre d’affaires en Amérique du nord, contre 40% dans les pays émergents et également 40% en Europe. Au sein de la zone Europe, la France s’impose- à couteaux tirés- avec la Grande-Bretagne, comme le premier marché. « La France représente 25% du chiffre d’affaires européen  mais contribue à 30% de sa croissance », a insisté Pascal Bourdin. Au cours du premier semestre 2013, le chiffre d’affaires de Mondelez International a continué de se valoriser.  Cette tendance devrait se confirmer au cours du second semestre 2013. Les activités phares de Mondelez International France sont en effet bien orientées. Avec une part de marché de 17,8%, les ventes de chocolat ont enregistré une croissance de +5,1%. Le chiffre d’affaires des biscuits (29% de parts de marché en valeur) a bondi de +6,4% dans un marché très fortement dominé par les MDD. Le café-avec une part de marché de 31,6%, Mondelez International France est numéro un- a également progressé de +2,2%.

Recul de l'activité chewing-gums

De belles performances, contrariées cependant par  un très fort ralentissement des ventes de chocolat au monde d’août, en raison d’une vague de chaleur exceptionnelle en France.  La baisse des cours du café qui a été répercuté sur le prix de vente a également contribué à réduire le chiffre d’affaires de Mondelez International  dans cette catégorie. Les segments de la gum et de la confiserie qui pèsent 12% dans l’activité France, sont en recul. « Les chewing-gums qui sont des produits d’impulsion et très valorisés ont sur presque tous les marchés été affectés par la récession. La France n’échappe pas au recul général et doit affronter la concurrence très vive de Wrigley. Seuls les segments de l’hygiène et de la fraicheur résistent », a confirmé Pascal Bourdin.  En revanche, les ventes de confiserie opposent une belle résistance, malgré la force d’innovation et la concurrence très vive de la marque Harribo. « Les ventes ont explosé au moment de Halloween », a fait remarquer le président de Mondelez France et Benelux.

Carte Noire, Milka et Lu dans le top 10 des marques préférées

Dans ce contexte, le groupe compte poursuivre le développement de son activité et faire de la France un levier de croissance pour l’Europe. « Nous ne manquons pas d’atouts »,  s’est enthousiasmé Pascal Bourdin. Certains sont inhérents à la société française, à commencer par la force de la démographie -250 000 nouveaux ménages crées en 2012- et le fait que les Français restent très à cheval sur les quatre moments de consommation  au cours de la journée. Cela est sans compter leur goût pour des produits innovants, cette quête de petits plaisirs accessibles et surtout leur fort attachement aux marques.  Cela tombe bien. Carte Noire, Milka et Lu sont dans le top 10 des marques préférées des Français. 80 nouveaux produis sont lancés chaque année.  « On s’en sort bien et il faut que cela dure », a poursuivi Pascal Bourdin. La sécurisation des approvisionnements notamment en ce qui concerne les filières du blé et du café, mais également l’adaptation de l’outil industriel constituent des leviers importants de croissance. Depuis ces cinq dernières années, 140 M€ ont été investis dans les 16 usines du groupe qui ont été réorganisées et spécialisées. Les effectifs ont également été resserrés, par le jeu des départs à la retraite non remplacés. Enfin, le portefeuille de produits est en voie  de simplification. L’harmonisation des formats, dont la marque Prince a déjà fait le frais, constitue un facteur de compétitivité industrielle. Désormais le diamètre, l’emballage et la recette des biscuits ronds seront identiques en France, en Espagne et au Benelux.

 

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