La frite friteuse toujours plus légère

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Pour revenir sur un coeur de marché des frites surgelées très bataillé par les MDD, Aviko lance une frite à teneur réduite en matières grasses de 30 % après cuisson.

Marque nationale challenger, Aviko a perdu une large part de diffusion en 2004. Notamment sur son coeur de marché, les frites découpées en 9 x 9 mm, dédiées à la cuisson en friteuse. « Elles représentent presque 85 % des volumes. Il nous faut revenir sur ce segment, mais éviter d'entrer dans une concurrence frontale avec les MDD », souligne Olivier Steinfels, directeur marketing GMS pour Aviko France. Pour justifier sa place en linéaire, l'industriel se devait d'innover. Il parie sur la levée du principal frein à la consommation de frites : la forte teneur en matière grasse citée par 49 % des Français. « Elle est généralement de 11,5 % pour une frite normale, quand seuls 4 % des consommateurs pensent qu'elle est de moins de 30 % », rappelle Olivier Steinfels.

Une offre santé et plaisir

Sur Croustilège, Aviko garantit 30 % de matières grasses en moins après cuisson. Il est parvenu à faire chuter le taux de matières grasses avant cuisson à 3,5 %, et à 7,5 % après. Le bénéfice santé réside avant tout dans la baisse de l'apport calorique. Pour 100 grammes, il tombe à 190 kilocalories, contre 274 normalement. Aviko réussit à mettre la frite friteuse à un niveau calorique équivalent à la frite au four. Un créneau défriché avec succès par Mc Cain qui a su séduire les personnes n'ayant pas de friteuse et celles soucieuses de leur ligne. Ses frites au four n'apportent que 170 kilocalories pour 100 grammes. WeightWatchers a réussi à ramener ce chiffre à 124 kilocalories. Mais la croustillance n'est pas au rendez-vous pour les accros de la frite friteuse. Olivier Steinfels se défend d'ailleurs de vouloir investir le créneau de l'allégé. « Notre concept porte sur une offre santé et plaisir, pas sur de l'allégement. »

Pour ne rien changer au goût des frites que dégusteront les bambins tout en rassurant les mamans, Aviko a repensé tout son processus de production. En ce qui concerne les pommes de terre, il abandonne la bintje pour l'agria. L'huile de tournesol devient l'huile de cuisson. « Ses acides gras sont insaturés et ne comptent donc pas parmi les mauvaises graisses. » Un choix retenu aussi par Heinz Frozen Foods.

Enfin, il a revu son mode de cuisson en le prolongeant et en enrobant chaque frite de cellulose. Ces explications figurent sur le pack.« Il faut faire savoir que la pomme de terre est riche en vitamine C, en potassium et en magnésium », affirme le directeur marketing. Une démarche qui attisera peut-être la curiosité des acheteurs. D'autant que Croustilège risque de devenir une gamme complète au sein du rayon pommes de terre surgelées courant 2006. « Tout dépendra du succès rencontré, mais nous allons investir près d'un million d'euros pour le lancement », précise Olivier Steinfels (300 animations en hypers, distribution d'un million de bons de réduction et publicité en presse magazine). Enfin l'industriel mise sur un prix combatif : 1,50 E le sachet de 750 grammes, tandis que Weight Watchers est à 1,59 E les 600 grammes.

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Article extrait
du magazine N° 1927

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