La glace souffle le chaud

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Industriels et distributeurs s'en lèchent les babines. La saison estivale s'achève, et les niveaux de consommation font oublier les déboires de 2008 et 2007.

Les plus gros segments

Les spécialités glacées individuelles, à 422,9 M€ Les sorbets et crèmes glacées en vrac, à 207,4 M€ Source: IRI, CAM à fin juin 2009

  • 774 M€ Le chiffre d’affaires, +5,8%en valeur +6,3%en volume
  • 1,07% La part dans le CA total des PGC
  • 34% Le poids en valeur desMDD

Source: IRI Données CAM à fin juin 2009 Évolution versus CAM à fin juin 2008

  • Les sorbets et crèmes glacées en vrac +7,4%, à 207,4 M €
  • Les spécialités glacées à partager -4,9%, à 39,2 M €

L'an dernier, à la même époque, nous quittions une profession un peu déprimée. Et revoilà tout ce petit monde avec un large sourire aux lèvres. C'est l'effet météo, aurait pu dire Patrick Menez, responsable marketing de la société Rolland. « Quand il y a moins de soleil, il faut plus de nouveautés ! » Et lorsque le soleil s'en mêle, c'est le jackpot, avec pour la période de référence de notre étude, CAM juin 2009, une progression de 6,3% en volume et de 5,8% en valeur. Les ventes en volume avaient chuté de 10,9% en 2008.

Pour les intervenants qui disposent aussi des dernières données de juillet et d'août, les bons vieux leviers d'action comme les nouveautés, le soutien promotionnel et les campagnes de communication ne seraient rien sans un coup de main du soleil. La preuve : « Sur la première semaine de juillet, nous avons battu un record avec 9,5 millions de litres vendus », se réjouit Pierre Van Marejwick, directeur marketing de Nestlé Glaces. Sur une catégorie toujours marquée par l'importance de la séduction, les grands intervenants ont continué à pousser les feux de l'innovation. Souvent avec succès, à l'exemple du Magnum Tentation, la nouvelle génération du bâton gourmand, pour reprendre l'argumentaire de Valérie Osmont, chef de groupe sur les desserts chez Unilever. La référence lancée en avril fait un tabac, avec 3,5 millions de bâtonnets écoulés.

 

Bataille sur le vrac

La gourmandise n'est plus un péché. Mieux, c'est devenu une vertu capitale. « Nous travaillons aussi sur la gourmandise avec les coupes individuelles à l'italienne ou nos bâtonnets gourmands gros morceaux (jusqu'à 1 cm) que l'on propose aux distributeurs », rappelle Patrick Menez. Le segment des cônes a lui aussi tiré son épingle du jeu avec, chez Nestlé Glaces, des ventes en hausse de 1,5 million de litres par rapport à 2008 et une part de marché en progression de 2 points.

La lutte entre intervenants s'est également portée sur le terrain des bacs, où l'on a vu Unilever talonner, voir dépasser selon Valérie Osmont, la Laitière sur le segment du bac gourmand. Chez Nestlé Glaces, on reconnaît que l'opération de relance de la marque avec « plus de naturalité » et le passage au bac carton n'a pas encore eu les résultats attendus. Une certitude, tout le monde a progressé sur le vrac, à commencer par les MDD. Mais, surprise, leur part de marché globale depuis janvier n'a pas bougé d'un iota, à 41,4%. Chez Unilever, on va même jusqu'à louer la bonne collaboration avec les enseignes qui ont, semble t-il, mieux soutenu le marché que l'an dernier. Mais ce statu quo pourrait évoluer, à en croire Patrick Menez. « Les distributeurs arrivent avec leurs idées et innovent, pas forcément en copiant les marques nationales. »

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Article extrait
du magazine N° HSPGC2009

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