"La grève du lait est à l'origine d'une surenchère syndicale", selon Coop de France

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"Même si nous sommes conscients que la situation est grave pour des éleveurs laitiers, on ne peut nier que la crise laitière est l'occasion d'une surenchère syndicale sur le thème tout le système est pourri, accusation dont les coopératives ne sont pas épargnées", a fustigé Philippe Mangin, président des Coop de France, lors d'une conférence de presse ce matin. Coop de France "attend que des reportages" soient menés auprès des non-grévistes. "Sur sept coopératives de la région, une seule fait l'objet d'une grère du lait d'une quarantaine de ses adhérents", alors que l'on pourrait penser que tout le secteur laitier est en grève. "Les grévistes n'ont pas de pensée économique". Il défend la contractualisation, "protectrice", alors qu'elle contestée dans le milieu agricole dans le sens où les agriculteurs pourraient se sentir devenir des sous-traitants des coopératives et des entreprises transformatrices. Enfin, concernant l'organisation des fruits et légumes et l'obligation par Bruxelles de rendre des subventions indues, le président de Coop de France regrette que la loi ait permis la création d'organisations de producteurs dont la seule raison d'être semble d'avoir été des chasseurs de primes européennes. Il demande à ce que la loi de modernisation future évite cet écueil.

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