La hausse des taxes sur le diesel devrait rapporter près de 2 milliards d’euros

|
Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

Le projet de loi de finances présenté ce matin par Michel Sapin et Christian Eckert contient bien la hausse de deux centimes sur le diesel, qui s’ajoute à la taxe carbone de 2cts, à partir du 1er janvier 2015. Soit une recette fiscale totale estimée à 2 milliards d’euros. Les ministres ont préféré mettre l’accent sur la baisse de 3,2 milliards d’euros pour les ménages modestes, via la suppression de la 1ere tranche d’imposition.

Michel Sapin, ministre de l''Econmie, détaillait ce matin le projet de budget 2015
Michel Sapin, ministre de l''Econmie, détaillait ce matin le projet de budget 2015© Pascal Guittet

Michel Sapin, ministre des Finances et Christian Eckert, secrétaire d’Etat au Budget, présentaient le projet de loi de finances pour 2015 ce matin à Bercy devant la presse, puis à l’Assemblée nationale devant la commission des Finances. Parmi les principales mesures, la fameuse augmentation de la TIC (taxe intérieure sur les carburants), de deux centimes par litre, pour compenser le manque à gagner de l’écotaxe, retoquée après les manifestations bretonnes. L’Etat attend 807 millions d’euros en 2015, qu’elle va affecter à l’Agence de financement des infrastructures de France.

Mais comme l’Assemblée avait déjà adopté une taxe carbone de deux centimes à partir de janvier 2015, c’est de 2x2 centimes que le prix du gazole va augmenter. Soit une recette fiscale d’au moins 1, 614 milliards d’euros, auquel il faut d’ailleurs ajouter la Tva (20 %), puisque la TIC est y soumise, soit 348 millions d’euros de plus. Total : 1, 962 milliards d’euros, à consommation constante. Que tous les propriétaires de véhicules diesel, riches ou pauvres, urbains ou ruraux, vont payer.  Et c’est autant de pouvoir d’achat qui s’envole.

Les ministres ont donc préféré mettre l’accent sur la baisse de la fiscalité des ménages, pour un montant de 3,2 milliards d’euros, et les économies budgétaires confirmées, de 21 milliards d’euros, en soulignant les dépenses drastiques que s’imposerait l’Etat. « La croissance devrait passer de 0,4 % à 1 % en 2015 et l’inflation extrêmement faible repartir légèrement à la hausse. C’est dans ce contexte difficile que traverse l’Europe que nous maintenons la réduction des dépenses à 21 milliards d’euros, dont 7,7 sur le budget de l’Etat ». Tous les ministères sont mis à contribution.

Christian Eckert, de son côté, a rappelé que la baisse de la fiscalité de 3,2 milliards d’euros permettra « à une famille de deux enfants ayant un revenu de 30 000 euros d’échapper à l’impôt, alors qu’elle paye actuellement 700 euros d’impôts ». La suppression de la première tranche bénéficierait aux classes modestes et moyennes, mais en concentrant un peu plus encore l’impôt sur le revenu d’un plus petit nombre. « Il est faux de dire que les ménages modestes ne contribuent pas à la charge publique, puisqu’ils paient la TVA et la CSG », a-t-il défendu. Il n’a pas parlé de la hausse de la taxe gazole, qui va aussi les mettre à contribution…

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA