"La licence ne se limite pas qu’au seul jouet ni qu’à Disney", Nathalie Chouraqui (Kazachok)

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INTERVIEW A l’occasion du Kazachok Licensing Forum qui se tient le 6 et 7 avril 2016 porte de la Villette à Paris, Nathalie Chouraqui, directrice associée du cabinet de conseil en licensing Kazachok revient pour LSA les tendances à suivre pour cette fin d’année et pour 2017.

Directrice associée de Kazachok, organisateur du salon des licences Kazachok Licensing Forum, Nathalie Chouraqui revient sur les tendances du marché de la licence en France et les propriétés à suivre.
Directrice associée de Kazachok, organisateur du salon des licences Kazachok Licensing Forum, Nathalie Chouraqui revient sur les tendances du marché de la licence en France et les propriétés à suivre.© Kazachok

Pour sa treizième édition, le Kazachok Licensing Forum a ouvert ses portes ce mercredi 6 avril 2016 au Paris Event Center, près de la Villette à Paris. Cette année, ce salon dédié aux licences et produits dérivés regroupe une soixantaine d’exposants, avec des conférences et des témoignages d’ayants-droits, d’agents et de licenciés. Pour LSA, Nathalie Chouraqui, directrice associée de Kazachok fait les points sur les tendances à suivre.

LSA – La 13ème édition du Kazachok Licensing Forum vient d’ouvrir à Paris. Quelles sont les nouveautés du salon cette année ?

Nathalie Chouraqui – Pour cette édition 2016, nous avons mis l’accent sur l’échange et la discussion avec un riche programme de conférences mixant données chiffrées, études et partage d’expériences de licenciés, d’agents mais aussi d’ayants-droits. Jamais notre événement n’aura aussi bien porté le nom de forum ! Nous avons également développé les animations : fauteuil The Voice, maison Snoopy, espace de réalité augmentée Lapins Crétins, réplique de la voiture Ghostbuster, bar Astérix avec amphores et carte proposant différentes « potions magiques », mur Warner DC Super Hero Girls, bar My Little Pony… Pour la première fois, nous organisons même la « parade du Forum » en faisant défiler vers 13h les différentes mascottes du salon. Pour nos visiteurs, ces animations sont une bonne occasion pour découvrir les différentes licences mais également les possibilités de mises en scène, notamment en retail, pouvant être réalisées. Alors que le marché français subit une crise de moral et une crise économique, la licence est un modèle mature, reconnu et qui se développe : elle ne se limite pas qu’au jouet ni qu’à Disney et se déploie aujourd’hui en alimentaire, en textile, en jeu-vidéo, en papeterie… Tous les marchés peuvent être concernés par le licensing et y trouver des leviers de différenciation.

LSA – Après une année 2015 qui a consacré Disney avec le succès de ses propriétés La Reine des Neiges, Star Wars, Avengers… , comment voyez-vous l’année 2016 ?

N. – C. – De mon point de vue, ce qui ressort est que, justement, 2016 sera une année un peu sans Disney, notamment sur le créneau des licences pour les filles où La Reine des Neiges devrait commencer à céder du terrain et où Disney prépare la transition entre son ancienne héroïne Violetta et l’arrivée de sa nouvelle licence Soy Luna. Il reste donc un peu de place pour lancer de nouvelles propriétés comme Chica Vampiro, DC Super Hero Girls ou encore Miraculous, les aventures de Ladybug et Chat Noir, récemment lancée par TF1 avec Bandaï en licencié pour le jouet. Il est certes difficile aujourd’hui de prendre des risques avec de nouvelles licences car la distribution ne s’autorise aucune prise de risque et, sous prétexte qu’un licencieur effectue de gros investissements en médias, en communications, en promotions, suit la tendance générale. Mais le danger de cette stratégie est de créer une lassitude auprès du public. Il ne faut pas oublier que le client final dispose d’un libre arbitre de non-achat et se souvenir du succès de certains « ovnis » bien travaillés comme Hello Kitty qui a trusté les ventes pendant des années et reste forte encore aujourd’hui.

LSA – Chez les garçons et en préscolaire, quelles sont les licences à surveiller ?

N. – C. – Pour les garçons, il faudra surveiller de près Yo-Kai Watch. Orchestré par Viz Media avec Hasbro et Nintendo en licenciés, le lancement de cette propriété présente une intéressante combinaison trans-médias et un écosystème complet jouant sur la complémentarité entre les différents supports et produits. Sans oublier également le retour de licences déjà bien installées, comme les Pokemon ou Power Rangers dont nous présentons sur le Forum les premières images du long-métrage qui sortira au cinéma en 2017.

Chez les préscolaires, Pat Patrouille et Peppa Pig devraient continuer à progresser. On attend également Super Wings dont les droits sont gérés par Nelvana. Oui-Oui revient avec des codes intelligemment modernisés sans abîmer l’image du personnage. Bon lifting également pour Bob le Bricoleur de Hit Entertainment (Mattel) avec l’arrivée de nouvelles gammes de produits. A plus long terme, les Pyjamasques issus d’une série littéraire de Gallimard et dont la série animée est diffusée sur France Télévisions, est également à suivre : ses personnages en pyjamas masqués s’inscrivent bien dans la tendance actuelle aux super-héros avec un traitement bien adaptés aux jeunes enfants.

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