La loi Macron "pour l'activité" présentée demain par Manuel Valls et Emmanuel Macron

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Le projet de loi Macron "pour l'activité et l'égalité des chances économiques" sera présenté dans une grande solennité demain, sans doute pour en souligner l'importance, en présence du Premier ministre, Manuel Valls, d'une dizaine de ministres, et bien sur du ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, le tout dans le jardin d'hiver  de l'Elysée. Il ne serait pas étonnant que le Président de la République fasse une apparition...

Emmanuel Macron présente la loi pour libérer l'activité 
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Emmanuel Macron présente la loi pour libérer l'activité ewig/ABACAPRESS.COM ©

Le projet de loi "pour l'activité et l'égalité des chances économiques"" paraît bien être devenu le chantier le plus important du gouvernement, tant la mise en scène est soignée à l'occasion de sa présentation, à la fin du Conseil des ministres au cours duquel il sera présenté avant d'être transmis à l'Assemblée nationale. C'est en effet dans le cadre de l'Elysée que se tiendra la conférence de presse de présentation. Manuel Valls, le Premier ministre, y prendra la parole le premier, avant qu'Emmanuel Macron, ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique, ne liste la grande quantité d'articles que devrait contenir sa loi, même si les médias se sont focalisés sur l'ouverture du dimanche. 

Les ministres mobilisés pour soutenir le projet de loi

Presque tout le gouvernement sera également présent, pour écouter Manuel Valls et Emmanuel Macron. Michel Sapin, le ministre des Finances, qui doit se servir de cette loi pour séduire Bruxelles et éviter que la France ne tombe sous le coup d'une sanction pour ne pas avoir réduit suffisamment les déficits ; la Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Christine Taubira, notamment par ce que la future loi vise réformer les professions réglementées, comme les huissiers, les avocats et les notaires, des professions considérées comme trop fermées et peu concurrentielles. Le ministre du Travail, François Rebsamen, qui doit porter la partie sociale de l'ouverture dominicale des commerces, mais aussi les prud'hommes, réformer l'actionnariat salarié, et orienter l'épargne salariale ; Alain Vidalies, secrétaire d'Etat aux Transports, pour soutenir le droit aux autocaristes d'ouvrir des lignes, comme c'est le cas au Royaume Uni, et faire concurrence à la SNCF... et aussi Sylvia Pinel, ministre du Logement, Carole Delga, secrétaire d'Etat au Commerce, Thierry Mandon, secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat et à la simplificatoin, Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat chargé du Numérique...

Des dizaines de sujets traités, de l'économie au social en passant par la concurrence

La première version présentée de la loi Macron comportait déjà des dizaines de dispositions, sur les pharmaciens, les notaires, l'ouverture du dimanche, l'urbanisme commercial, les pouvoirs renforcés de l'Autorité de la concurrence permettant de contraindre une enseigne à revendre des magasins si elle se trouve en position dominante dans une zone de chalandise, la question des licenciements et des tribunaux prudhommaux, les sociétés d'autoroute, la fiscalité de l'épargne. Un vrai catalogue, qui aura probablement été encore enrichi, puisqu'Emmanuel Macron avait indiqué qu'il "annoncerait des mesures supplémentaires". On en saura donc plus demain, sous les ors du Palais habité par le président de la République. 

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