La Mère Poulard : du Mont-Saint-Michel à la grande distribution

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La célèbre marque du Mont-Saint-Michel étend son offre aux recettes cuisinées et aux desserts laitiers, cinq ans après son entrée en GMS.

«En 1995, nous ne connaissions rien à la grande distribution. Aujourd'hui, nos biscuits sont référencés partout, et nous exportons dans 70 pays. » Éric Vannier a toutes les raisons d'être satisfait. Il ne lui aura fallu que cinq ans pour décliner le nom de La Mère Poulard, célèbre auberge du Mont-Saint-Michel, en marque à part entière. D'abord à travers les biscuits. Puis très vite, avec d'autres produits : oeufs frais, quiches normandes, galettes, desserts laitiers et ultra-frais.

Pour mener à bien son projet, l'homme, qui est aussi propriétaire d'une bonne quinzaine d'établissements hôteliers et de restauration au Mont-Saint-Michel, a choisi de s'appuyer sur des PME auxquelles il a concédé la licence d'exploitation : Orlait pour les desserts laitiers et l'ultra-frais ; SA Appro pour les oeufs ; Grand Saloir Saint Nicolas pour les quiches normandes et les galettes. Seuls, les biscuits sortent de sa propre usine. « Si je m'étais présenté à des partenaires potentiels sans expérience industrielle, j'aurais été moins crédible », justifie Éric Vannier.

La gestion est stricte. S'ils ne paient aucun ticket d'entrée, les partenaires de La Mère Poulard, qui versent des royalties pour exploiter la licence, doivent également répondre à un cahier des charges précis. « Nous ne pouvons pas nous permettre de signer n'importe quoi », explique Éric Vannier. Plutôt que de multiplier les licences, il souhaite étoffer les gammes sur lesquelles la marque a construit sa notoriété en GMS.

Une poule aux oeufs d'or

Le succès de La Mère Poulard ne se limite pas qu'à la France. Grâce à l'auberge du Mont-Saint-Michel, aujourd'hui lieu de « pèlerinage » de milliers de touristes, la marque, aussi connue à Tokyo qu'à Sydney, s'exporte dans 70 pays.

Beau succès pour ce qui n'était à l'origine qu'une petite auberge, perdue parmi tant d'autres. « Je suis propriétaire à 100 % d'une structure en société non commerciale. Je n'ai donc aucun compte à rendre », lâche Éric Vannier. Ce n'est qu'en insistant que ce Montois de souche - dont on apprendra « presque par hasard » qu'il est aussi maire du Mont-Saint-Michel -, accepte d'avancer son chiffre d'affaires : « Entre 170 et 200 millions de francs [26 et 30 M EUR]. »

Le parcours de La Mère Poulard fait des envieux. Certains parlent de poule aux oeufs d'or ! Ils ne croient pas si bien dire : les oeufs biologiques que commercialisent la marque (plus de 50 000 par an) figurent parmi les plus chers du marché : 2,30 F/pièce (0,35 EUR)
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Article extrait
du magazine N° 1668

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