La mode premium, grande gagnante de la crise ?

|

À l’occasion de la publication de son livre blanc « La mode d’après : portrait-robot de l’acheteur de mode premium en 2020 », Cofidis dévoile les résultats de son enquête « portrait-robot de l’acheteur de mode premium à l’ère de la crise sanitaire », réalisée en collaboration avec OpinionWay. D'où il ressort que la mode dite premium s'en sort plutôt très bien.

La mode dite de luxe s'en sort plutôt bien.
La mode dite de luxe s'en sort plutôt bien.

La mode est en crise, le fait est connu. Dans une crise, c’est tout autant connu, deux grands blocs s’en sortent généralement mieux : les enseignes d’entrée de gamme et celles positionnées sur le créneau du premium. L’année dernière, sur les neuf premiers mois de 2019, les enseignes dites « premium » avait plutôt bien résisté, avec une hausse de leurs ventes de 0,1%, selon l’IFM (Institut français de la mode). Ce n’était pas grand-chose, certes, mais comparé au recul de 1% du secteur, toujours bon à prendre.

Depuis, comme pour tout le monde, la crise de la Covid-19 est passée par là, balayant tous les espoirs de reprise. Mais dans ce marasme général, comment se comporte le marché du luxe ? À l’occasion de la publication de son livre blanc « La mode d’après : portrait-robot de l’acheteur de mode premium en 2020 », Cofidis dévoile les résultats de son enquête « portrait-robot de l’acheteur de mode premium à l’ère de la crise sanitaire », réalisée en collaboration avec OpinionWay.

Magasins en berne, mais ventes en ligne au top

D’où il ressort que près d’un quart des Français (23%) ont acheté au moins un article de mode premium (supérieur à 150 euros) au cours de l’année 2020. « La crise sanitaire ne semble pas avoir eu d’impact sur les habitudes de consommation des acheteurs de mode premium, (puisque) 26% des Français (avaient) acheté au moins un article de mode premium en 2019 », lit-on dans le communiqué de Cofidis.

C’est que, si la crise sanitaire a bouleversé la distribution de la mode premium, avec un fort recul des achats en magasins (69%, -8 points par rapport à 2019), cela a été compensé par la vente en ligne, en forte croissance : 47%, +9 points. Pour autant, changements il y a toutefois dans ce secteur : « La crise sanitaire a renforcé les exigences des Français à l’égard de la production des produits de mode premium : ils déclarent privilégier les produits fabriqués en France (87%), être vigilants sur les conditions de fabrication des produits (81%) et leurs lieux de fabrication (80%) », indique l’étude.

 

 

 

 

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter