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La nouvelle association agroalimentaire France Agro Europe veut se faire entendre à Bruxelles

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Trois acteurs des filières de production et de transformation de l'agroalimentaire français viennent de créer France Agro Europe (FAE). Leur objectif : "assurer la représentation de ces opérateurs français auprès de l'Union Européenne (UE)".  

Carte Europe

L'association permet "à ses membres de disposer d'un relais au sein des procédures de décisions communautaire" sur des questions qui les concernent directement, telles que le dumping social, les accords commerciaux internationaux ou la Politique agricole commune (PAC). "FAE offre aux entreprises de première transformation (abattage, découpe, transformation laitière) une représentation directe à Bruxelles" et constitue "une association multiproduits", ont expliqué ses créateurs.

Les trois fondateurs de FAE sont le groupe coopératif Agrial (10.000 adhérents et 10.000 collaborateurs), la Cooperl, groupe coopératif axé sur la production et la transformation du porc (2.700 adhérents et 4.800 salariés), ainsi que le SNIV-SNCP, organisation professionnelle regroupant les entreprises industrielles françaises du secteur de la viande bovine, ovine et porcine (35.000 salariés sur 150 établissements).

Les distorsions de concurrence comme première revendication

Parmi les principaux dossiers portés par FAE figurent les "distorsions de concurrence" au sein de l'UE, reprochées tout particulièrement à l'Allemagne. Selon FAE, l'Allemagne "dispose d'un avantage concurrentiel certain sur le marché européen de la transformation des viandes", notamment par le recours à une "main d'oeuvre intérimaire détachée" venue des États membres (EM) ou de pays tiers. La nouvelle association milite aussi pour "un étiquetage obligatoire du pays d'origine à tous les stades de la production/transformation". Elle refuse également que les producteurs et transformateurs soient "concurrencés sur notre propre marché par des produits d'importation qui ne respectent pas à l'identique les exigences qui nous sont imposées".

Ces importations concernent en particulier l'industrie des plats préparés.

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