Marchés

La nutrition soutient les aides culinaires

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Les campagnes de communication en faveur d'une meilleure nutrition font leur effet. Les Français retrouvent le plaisir de manger des légumes, les aides culinaires participent à varier les recettes.

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Marché des aides culinaires, en valeur et en volume, en hypers et supers, CAM au 25 octobre 2009, et évolution versus période précédente (%) Source : Iri En valeur 253,9 M E + 3,5 % sur un an En volume 29 421 tonnes + 5,8 % sur un an
Monin se positionne désormais sur le marché des aides culinaires avec sa gamme les Jus cuisinés. Savants mélanges de fruits, de légumes et d'épices, ces jus peuvent s'utiliser à chaud (déglaçage, cuisson) ou à froid (marinade, déglaçage, assaisonnement). Cette innovation compte quatre saveurs : carotte-pamplemousse rose-gingembre, cerise-balsamique-piment-cannelle, épinard-ail rose-menthe, enfin framboise-litchi-rose.
En octobre, Tipiak a lancé les Graines gourmandes, un mélange de graines de lin, de millet, d'épeautre, de tournesol, de sésame, d'orge et d'avoine. Les consommateurs peuvent les utiliser pour personnaliser leurs pains mais aussi leurs salades et autres gratins de légumes.
En mars, pour répondre à la demande des consommateurs en matière de naturalité des produits, la marque Knorr a lancé une gamme de bouillon bio, déclinée en versions légumes, boeuf et poule.

«Manger cinq fruits et légumes par jour. » L'idée a fait son chemin dans la tête des consommateurs depuis le lancement de la première campagne du Programme national nutrition santé (PNNS), en octobre 2001. D'ailleurs, selon les derniers chiffres du Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes (CTIFL), les ménages achètent plus de 168 kg de fruits et légumes par an, pour le plus grand bonheur des acteurs du rayon aides culinaires.

En effet, pour Guillaume Chaussepied, responsable du marketing de la marque Tipiak, cette tendance est en partie responsable de la bonne tenue du marché des aides culinaires, qui progresse de 3,5 % en valeur et de 5,8 % en volume sur un an : « Les consommateurs ont compris qu'ils devaient mieux manger. Pour autant, ils ont envie de se faire plaisir. Les aides culinaires sont là pour les accompagner dans la création de leurs recettes ou la personnalisation de leurs plats. »

Un effet positif de la crise

Les gratins et les soupes ont visiblement le vent en poupe, puisque, selon les données Iri fournies à l'entreprise (sur le périmètre chapelure, perle du Japon, tapioca et fécule de maïs, en CAM au 18 octobre 2009), c'est la chapelure qui tire le marché vers le haut. « Ce segment est en croissance de 5,4 % en volume et de 6,2 % en valeur », annonce le directeur du marketing, qui poursuit : « Ce phénomène s'explique par le retour des fruits et légumes, mais aussi par la crise économique qui accentue la tendance. En effet, les consommateurs font l'impasse sur les plats cuisinés et les sorties au restaurant. Nous avions observé le même pic de croissance lors de la crise de 1990. »

La deuxième tendance à soutenir le marché des aides alimentaires est la naturalité. En effet, les consommateurs sont de plus en plus sensibles à la composition des produits. En mars, Knorr a lancé une gamme de bouillon bio déshydraté. Depuis ce même mois, Maggi, numéro un du secteur, propose la gamme de bouillon Équilibre, dont la teneur est réduite en sel de 25 %. « Nous avions déjà fait un travail important pour retravailler nos recettes sans colorant ni coloration. Le lancement de cette offre s'inscrivait donc dans la suite logique de notre stratégie », note Olivier Oberlechner, responsable du marketing de Maggi.

La praticité, facteur d'achat de premier ordre

Enfin, la praticité reste l'une des premières motivations d'achat du rayon. Pour satisfaire cette demande, Knorr a été précurseur sur le rayon en 2008, en lançant le premier bouillon gélifié. Ce dernier a la particularité de pouvoir s'utiliser directement à la cuisson, sans passer par la phase de délayage, nécessaire avec les cubes traditionnels.

« Nous avons largement investi en publicité et en promotion - plus de 3 millions d'échantillons ont été distribués - pour soutenir le lancement des Marmites de Bouillon. Aujourd'hui, nous sommes le numéro un du segment, et nous sommes très fiers de pouvoir recruter de nouveaux clients. En effet, nos études montrent que 20 % des consommateurs de Marmites de Bouillon n'étaient pas consommateurs de bouillon avant leur premier achat », renchérit Alice Francoual, brand manager Knorr. Maggi, pour sa part, a décidé de répondre à l'offensive en lançant, en septembre, la gamme Coeur de Bouillon, déclinée en trois références : poule, boeuf et légumes.

Si l'activité du rayon est donc soutenue par les tendances consommateurs, la crise et l'activité des marques nationales, elle pourrait également être dynamisée, dans les années à venir, par l'arrivée de nouveaux acteurs. En effet, l'éventail des produits pouvant intégrer la catégorie est tellement large que certaines marques n'hésitent pas à faire leur entrée. C'est le cas, par exemple, du fabricant de sirops Monin, qui a lancé les Jus cuisinés en janvier. Mélanges de jus de légumes et de vinaigre sur une base de sirop, ces derniers peuvent s'utiliser à chaud comme à froid pour personnaliser un plat et permettent ainsi, pour les consommateurs, une palette presque infinie d'utilisation.

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