La parfumerie sélective confirme sa tendance baissière

Heureusement que les mamans sont là ! La tendance se confirme et les cosmétiques ne sont plus tant anti-crises qu’on ne le pensait.

Alors que le premier trimestre n’était pas très brillant, le second n’est pas plus reluisant. La FFPS vient de publier les chiffres du premier semestre et selon elle, la fête des mères a permis de limiter la casse. Mais n’a pas empêché la chute.

Le contexte peu favorable à la consommation a entrainé un repli du marché de -6,3% en volume et -4,2% en valeur sur les cinq premiers mois. *

Redonnant du souffle aux ventes du premier semestre 2012, la fête des mères, qui a atteint la plus forte croissance depuis 2006 (+7,8% en valeur et +8,5% en volume), a permis au marché de contenir son érosion affichant un cumul à  fin juin de -2,9% en volume et de -0,4% en valeur.

Le parfum se dissipe

La fête des Mamans a tiré vers le haut les trois axes. +6,1% valeur pour les parfums, +10,7% en pour le Maquillage et +12,5% en valeur pour le soin par rapport à mai/juin 2011. Cependant, sur les 6 premiers mois de l’année, les performances du parfum s’essoufflent, accusant une baisse de 0,6% en valeur et –3,1% en unités.


En revanche, « Les lancements de nouveaux parfums dès la rentrée de septembre devraient permettre de renverser la tendance de cet axe majeur du sélectif » commente Marie-Hélène Morin, Déléguée Générale de la FFPS.


Le maquillage repart et les soins se stabilisent

Le maquillage qui sombrait au début de l’année (-2,9% en valeur et –6,4% en volume sur le premier trimestre 2012) a redressé la barre à la fin du trimestre. Sa baisse se limite désormais à 0,2%. Cette reconquête est notamment due au teint (+0,8%), aux ongles (+2,2%) et aux coffrets (+1,9%). Une tendance qui devrait confirmer avec les collections de Noël.

L’axe soin, en hausse après les trois premiers mois (+1,5%  contre -1,3% en volume), termine le premier semestre à 0% valeur et -2,2% en unités perdant ainsi son avance accumulée. Mais finalement, c’est le segment qui chute le moins sur la période.


Les promos sauvent les chaînes

Si les parfumeries indépendantes continuent de souffrir, accusant un recul de -7,8% volume et -6% en valeur, les grands magasins compensent la baisse de leur volume à -3,2% par une progression de +1,8% en valeur.

En revanche, les chaînes contiennent leur repli à -1,9% en volume en stabilisant leur trafic. En totalisant 20 boutiques de plus par rapport à  la même période de 2011, et une très forte activité promotionnelle, elles affichent une progression de leur activité à +0,5% en valeur.

La baisse : une tendance de fond

 « Depuis le début d’année la parfumerie sélective continue d’enregistrer un recul des ventes tant en valeur qu’en valeur volume. Le contexte économique morose et la consommation atone explique cela. Mais les nouveaux parfums à  paraître en septembre pourraient permettre de renverser la donne dans un des segments de la parfumerie sélective. Mais la baisse du volume des ventes demeure néanmoins une tendance de fond » constate Marie-Hélène Morin, Déléguée Générale de la FFPS.

* Attention cependant, ces chiffres marché obtenus par le panel NPD trends ne prennent pas en compte les marques propres ni les marques exclusives. Ce qui, notamment pour les chaînes de parfumeries, n'est pas sans omettre une bonne part du gâteau. Et l'évolution négative pourrait se voir relativisée. Notamment en période de recul de consommation, où les MDD sont plus attirantes...

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