La parfumerie sélective continue de perdre des clients

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La septième édition de l’étude Referenseigne sélectif de Kantar Worlpanel montre que seulement 24,4% des Français fréquentent les parfumeries sélectives. Depuis 4 ans, le circuit perd, en effet, des clients.

45% des Français fréquentent les parfumeries uniquement pour acheter du parfum.
45% des Français fréquentent les parfumeries uniquement pour acheter du parfum.© Boggy - Fotolia

24,4% des Français entrent dans une parfumerie en cumul annuel mobile à P6 selon l’étude Referenseigne sélectif de Kantar Worlpanel. C’est donc aujourd’hui moins d’un Français sur quatre qui fréquente le circuit sélectif. « Depuis quatre ans, ce circuit perd des clients, constate Stéphanie Poupinneau, responsable compte-clef chez Kantar Worlpanel. Le taux de pénétration était encore de 27% il y a deux ans. » Depuis 2011,  environ 1,6 million de consommateurs a  quitté le circuit sélectif.  La fréquence d’achat est aussi en baisse. « Elle est de moins de trois actes d’achat par an alors qu’en pharmacie, par exemple, elle est de quatre actes d’achat », poursuit Stéphanie Poupinneau. Il est vrai que les pharmacies et parapharmacies se portent bien et recrutent en particulier sur les soins du visage. « Mais la concurrence des autres circuits n'expliquent que la moitié du problème. Certains achats comme le parfum ne se font pas ailleurs », remarque Stéphanie Poupinneau.

Aucune enseigne ne recrute

Le poids de fragrances reste très important pour le sélectif. 45% des clients viennent en parfumerie uniquement pour le parfum. « Même si on observe des différences selon les enseignes, aucune ne recrute, au mieux certaines fidélisent leur clientèle et stabilisent leur nombre de client », confie Stéphanie Poupinneau. Seul point positif le panier moyen est en légère hausse aux alentours de 52 euros. « En valeur, le sélectif reste le deuxième circuit de distribution de l’hygiène-beauté », note Stéphanie Poupinneau. Mais il est urgent pour les enseignes de trouver des solutions pour ramener les consommateurs dans leurs boutiques si elles veulent continuer à peser fortement sur le marché de l’hygiène-beauté car en face, la concurrence se développe : les pharmacies, déjà évoquées, qui représentent 17% du chiffre d’affaires de l’hygiène-beauté mais aussi la vente sur Internet qui progresse rapidement et pèse 7% du marché de l’hygiène-beauté.

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