La production de banane française décimée par l’ouragan Maria

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Ravagées par l’ouragan Maria, les plantations de banane de Martinique et de Guadeloupe ne vont pouvoir produire que 10% de leurs volumes habituels pendant les 9 prochains mois. Au cours de cette période, l’Union des groupements de bananes de Martinique et de Guadeloupe entend poursuivre sa stratégie de valorisation des fruits axée sur l’origine France.

Bananes
Bananes© Thomas Kilian

Les plantations de banane de Guadeloupe et de Martinique essuient, après le passage de l’ouragan Maria le 18 et 19 septembre 2017, de lourdes de pertes.  Situées sur la trajectoire de Maria, les plantations ont été détruites à 100% à la Guadeloupe et à 70% à la Martinique. Un premier constat établi par l’UGPBAN, l’union des groupements de bananes de Martinique et de Guadeloupe l’UGPBAN. La Guadeloupe compte 200 producteurs qui emploient 1500 salariés et la Martinique 400 planteurs qui emploient près de 4500 salariés. « Tous les pieds sont ravagés. La production va tomber de 5000 tonnes par semaine à 500 tonnes. Il faudra attendre 9 mois avant que la production redémarre. Mais le retour à la normale prendra au moins deux ans car les planteurs ne pourront pas revenir en production d’un seul coup », explique Philippe Ruelle, directeur général de l’UGPBAN. Une situation inédite pour la filière qui, pratiquement à la même date l’année dernière (28 septembre 2016), avait  également essuié de lourdes pertes après le passage  de Matthew. Cette fois, les pertes de récolte et de fond (liées au décalage de la production au moment de la reprise et aux plants arrachés) sont estimées à plus d’une centaine de millions d’euros.

Priorité à la valorisation 

Avec 200 000 tonnes, la banane de Martinique et de Guadeloupe pèse 40 %sur le marché français. Depuis la fin de l’année 2015, l’UGPBAN a investi dans une ligne de conditionnement à Dunkerque, port de débarquement des bananes afin d’enrubanner les bananes d’un sticker tricolore mettant en avant leur origine française. Les fruits vendus non plus au kilogramme mais à la pièce doivent contribuer à la valorisation de ce marché extrêmement bataillé. « Nous allons poursuivre cette stratégie de valorisation, même avec de faibles volumes pendant 9 mois. La ligne de Dunkerque va continuer à tourner », assure Philippe Ruelle. 

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