La prudence sur les salaires se confirme en 2010

L'attentisme côté recrutement se traduit par une frilosité des rémunérations. C'est le constat dressé par la dernière étude du cabinet Michael Page, qui passe en revue onze postes de la distribution. Mais un frémissement se fait sentir.
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Les recruteurs sont unanimes. La crise a fait (aussi) et fait encore des ravages parmi les rémunérations proposées aux nouveaux entrants sur le marché du travail ou à ceux qui ont changé de poste ces derniers mois. L'étude réalisée par le cabinet Michael Page auprès d'un échantillon de 2 300 candidats environ et parue fin mai montre que le nivellement par le bas des salaires persiste. Apparu en 2009, le coup de froid sur les rémunérations s'est poursuivi tout au long du premier trimestre 2010. L'année dernière, le ralentissement avait atteint entre 10 et 15 % selon les fonctions passées à la loupe par Michael Page. « Il est du même ordre sur les trois premiers mois de cette année », estime Anthony Buchenet, manager exécutif senior du cabinet de recrutement. Pour les onze postes étudiés, des plus opérationnels (directeur de magasin, directeur régional, directeur de réseau) aux fonctions support (merchandiser, directeur marketing...), c'est plutôt la fourchette basse qui a été appliquée ces derniers temps.

Les dernières négociations annuelles obligatoires (NAO), qui s'achèveront dans la plupart des enseignes fin juin, traduisent le même attentisme. Rarement ont-elles été aussi âpres, ne dépassant pas dans la majorité des cas 1 % d'augmentation générale. Elles sont loin les années fastes, où les discussions se terminaient par un accord de hausse générale de 2 %, voire 2,5 %. Paradoxalement, les nouveaux candidats ont moins subi les effets de la crise. « La part fixe de la rémunération a plutôt augmenté », assure Lionel Deshors, directeur associé du cabinet de recrutement CCLD, qui procède chaque année à quelque 400 embauches pour la grande distribution. « Dans un contexte de crise, les enseignes ont tendance à vouloir recruter des profils confirmés et opérationnels tout de suite, le business étant plus difficile. Du coup, pour les attirer, elles revoient à la hausse leurs propositions salariales. » Ou l'art de recruter moins, mais mieux et plus cher !

Les commerciaux sont les plus pénalisés

Une chose reste certaine, la part variable des salaires, qui peut représenter jusqu'à 40 % du total, est sacrifiée. Une véritable pénalité pour les métiers commerciaux, quand on sait que plus des deux tiers d'entre eux (68 % exactement, selon l'étude sur les commerciaux réalisée par la Cegos et publiée début juin) touchent une part variable, liée soit à l'équipe, soit au chiffre d'affaires, soit à la marge. « Les deux à trois mois de salaire supplémentaire ont carrément disparu », note Anthony Buchenet. Habitués à des rémunérations annuelles de quinze mois, les salariés de la grande distribution doivent se contenter de douze. Premiers concernés, les responsables développement immobilier, qui font partie des postes étudiés par Michael Page. « Pour eux, le niveau de la rémunération variable peut atteindre jusqu'à 40 %, souligne Anthony Buchenet. Du fait du ralentissement des ouvertures de magasin, leur métier a été fortement touché. » Mais, pour ce dernier, une éclaircie se profile. « Depuis deux mois, les candidats recommencent à avoir le choix et les entreprises créent des postes. » Il suffit d'y croire.

Le constat

Des salaires au rabais

La tendance de révision à la baisse des salaires se confirme en 2010, après une année 2009 difficile.

La partie variable est souvent gelée, ce qui ramène des salaires sur quinze mois à des salaires sur douze mois. Certains métiers, comme celui de responsable du développement immobilier, sont plus touchés que d'autres, du fait du ralentissement des ouvertures de magasins.

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