Marchés

La région île de france lance un appel à projet pour informer sur les perturbateurs endocriniens

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LÉGISLATION - LOIS Ca s’agite encore sur les perturbateurs endocriniens. Alors que la Commission européenne est en pleine réflexion sur le sujet, et que le lobbying se fait plus percutant, (notamment avec la publication la semaine dernière d’une étude de l’UFC Que Choisir), c’est au tour de la région Ile-de-France de se lancer dans le débat.

Bisphenol_A
Bisphenol_A© Wikimedia Commons

Laure Lechatellier (EELV), vice-présidente de la région a annoncé ce matin lancer un appel à projets pour mieux informer les franciliens sur ces substances chimiques. Mais également mieux former les professionnels de santé.

Au total, 200.000 euros seront disponibles et à répartir sur les meilleurs dossiers, à déposer d'ici le 5 juin. Au maximum, chaque projet ne pourra obtenir qu’un financement de 23.000 euros

Sous le coup d’une polémique depuis plusieurs années, notamment le bisphénol A et les parabènes, les perturbateurs endocriniens sont suspectées d'interférer avec le système hormonal humain, et même parfois à très faibles doses. Mais présents dans nombres de cosmétiques ou d’autres produits alimentaires, c’est leur accumulation au cours des utilisations qu’ils seraient néfastes pour l’homme.

Selon Laure Lechatellier, "Il y a des attentes très fortes de la population. Les termes sont barbares, il faut donc particulièrement vulgariser pour faire passer le message".

Par ailleurs, les perturabateurs endocriniens ont été décrétés "grande cause régionale" pour 2013.

Si au niveau régional, les pouvoirs publics n’ont pas les moyens de changer la législation, elle espère informer au mieux les consommateurs sur les risques potentiels de ces substances, qui seraient notamment trans-générationnels. (c-à-d que les effets néfastes - infertilité etc. - se transmettraient d’une génération à l’autre)

Le projet a retenu cinq problématiques :

  • l'alimentation, et en particulier les contenants alimentaires,  
  • la famille à travers les objets de la vie quotidienne (avec un travail sur les femmes enceintes et les jeunes enfants »
  • les malades avec une information sur les thérapies alternatives (contre la contamination par le matériel médical)
  • les jeunes
  • les professionnels de la santé et du social

L'Agence de l'alimentation et de l'environnement (Anses) a lancé mardi une nouvelle mise en garde sur les effets du bisphénol A, produit chimique encore couramment utilisé, en particulier chez les femmes enceintes et les caissières.

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