La situation des délais de paiement des entreprises s'améliore légèrement

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LÉGISLATION - LOIS La situation des entreprises vis-à-vis des délais de paiement s''améliore légèrment, à 30 % en 2014 contre 33% en 2013, selon une étude du cabinet Arc. Les chefs d'entreprise ne croient pas à l'effectivité de la loi consommation en la matière, alors qu'elle renforce la lutte contre le non-respect des délais de paiement légaux.

30 % es entreprises ont constaté une détérioration des délais de paiement de leurs clients en 2014.
30 % es entreprises ont constaté une détérioration des délais de paiement de leurs clients en 2014.© JJ'Studio - Fotolia.com

L'amélioration n'est que légère, mais elle a le mérite d'exister. Les entreprises paraissent moins touchées par le non-respect des délais de paiement en 2014 qu'en 2013. 30 % seulement des entreprises ont constaté une détérioration des délais de paiement de leurs clients, contre 33 % l'année précédente. Le délai de retard moyen s'est fixé à 10 jours pour les PME, contre 10,4 l'année précédente, et à 8,2 jours pour les grands comptes (contre 7,3). 63 % des entreprises observent des retards de 1 à 10 jours (contre 59 % en 2013).

Moins de découverts bancaires

Ces chiffres, parfois contradictoires, démontrent pour partie que la problématique des délais de paiement est un peu moins aigüe que l'an dernier, en rapport probablement avec la situation de trésorie des entreprises qui s'améliore, comme l'observe COE Rexecode, à la faveur d'un accès plus aisé aux financements et à la chute des cours des matières premières. Le cabinet Arc estime toutefois que le recul du nombre d'entreprises faisant appel au découvert bancaire (23 % en 2014 contre 27 % en 2013) "s'explique par le désengagement des banques vis à vis des PME depuis 2008".

Autre moyen, la solidarité. "Les entreprises et notamment les plus grandes ont pris conscience des difficultés de trésorerie de leurs clients. Elles les accompagnent afin de maintenir l'activité et obtenir le paiement de leurs factures", analyse Denis le Bossé, président du cabinet Arc.

Peu de confiance dans la loi Hamon

Les entreprises confrontées à des difficultés de paiement de leurs fournisseurs ne seraient pas très confiantes dans la loi Hamon, qui prévoit pourtant des mesures assez répressives contre les contrevenants, notamment le pouvoir de prononcer des amendes administratives jusqu'à 375 000 euros, ou encore via l'alerte que devront lancer les commissaires aux comptes lorsqu'ils constateront des délais de paiement illégaux. Mais seules 9 % des entreprises pensent que les amendes seront appliquées. Plus que la loi, les entreprises estiment qu le mouvement vers la dématérialisation des factures va permettre la réduction des délais.

 

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