La start-up Too Good to Go déploie sa solution en grande distribution

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L’application mobile de lutte contre le gaspillage alimentaire a réussi, un an après son lancement, à séduire petits commerçants et indépendants, parmi lesquels des enseignes de la grande distribution. Le point avec Camille Colbus, directrice des opérations de la jeune pousse Too Good to Go, et Thomas Pocher, adhérent Leclerc et adepte du dispositif.

Les magasins Leclerc de Templeuve et Wattrelos (59) a adhéré au projet Too Good To Go depuis le lancement de l'appli, en juin 2016.
Les magasins Leclerc de Templeuve et Wattrelos (59) a adhéré au projet Too Good To Go depuis le lancement de l'appli, en juin 2016.© Leclerc

Lancée en juin 2016, l’application Too Good to Go a séduit 1 300 commerçants à date. Des commerçants locaux et urbains, souvent indépendants, comme des boulangers, des pâtissiers et des traiteurs. Les grands groupes s’intéressent également, via leurs franchisés, à cette solution dont le fer de lance est la lutte contre le gaspillage alimentaire. La start-up française, déclinaison de la version danoise née en 2015, compte aujourd’hui parmi ses clients Eric Kayser, Paul, Exki et Planet Sushi, mais aussi des noms de la grande distribution comme E.Leclerc, Carrefour et Système U. Séduits par l’idée de revendre leurs invendus à petit prix pour en faire profiter les consommateurs via une plateforme dédiée, ils sont également satisfaits de participer au combat anti-gaspillage. "Tous les commerçant sont confrontés à cette problématique, résume Camille Colbus, directrice des opérations de la jeune pousse Too Good to Go. Il s’agit donc de leur proposer une solution simple, facile à utiliser".

Thomas Pocher en fait partie. Le directeur des magasins Leclerc de Templeuve et Wattrelos (59) a adhéré au projet Too Good To Go depuis le début. "Il y a de vraies attentes des consommateurs sur cette question, et ne pas jeter les denrées alimentaires est aussi une question de principe", explique cet adhérent, par ailleurs en charge de ces questions chez Leclerc et à l’origine d’un certain nombre de projets RSE comme les kits de légumes, les produits "Greencook" ou le lancement de la marque Bon et Bien. En magasin, les initiatives en lien avec le développement durable et la consommation responsable sont par ailleurs indiquées via de l’affichage dans les rayons concernés.

Des campagnes e-mailing sont également adressées aux clients ou activées sur les réseaux sociaux.

Un déploiement plus facile via les réseaux de franchise

Alors qu’en France, l’appli est disponible dans une trentaine de villes et qu’un pilote est en cours chez Monoprix, l’équipe de Too Good To Go veut aller plus loin. "Nous souhaitons développer l’application partout, et pas qu’en centre-ville", précise Camille Colbus. Dans le viseur de la start-up, les grandes surfaces, elles aussi confrontées quotidiennement aux invendus alimentaires. Pour Thomas Pocher, "il y avait déjà des solutions pertinentes pour les produites à DLC courte, mais inopérantes pour le pain de la veille ou les cagettes de légumes. Nous produisons toujours trop de pain pour en proposer jusqu’au soir aux clients, et nous n’écoulons pas certains fruits et légumes pour des raisons esthétiques". Ainsi, entre 150 et 250 kg de fruits et légumes peuvent être proposés, chaque jour et à bas prix, aux consommateurs via l’application Too Good To Go. Une centaine de transactions par mois est enregistrée. "Il n'y a pas vraiment de différence entre un commerce de centre-ville et un hyper périurbain, analyse Camille Colbus. Nous écoutons leur besoin et mettons en place une offre adaptée à leur problématique d'invendus". Une vision partagée par  Thomas Pocher : "La clientèle est proche de celle qui l’utilise en centre-ville, à savoir les étudiants. Et tant pieux si elle permet de faire venir des millennials dans nos magasins !"

Pour se déployer, Too Good To Go compte aussi sur le bouche-à-oreille entre professionnels. "Les discussions avec les franchisés sont plus souples qu’avec les sièges, confie Camille Colbus. En franchise, le dispositif se met immédiatement en place. Certains franchisés nous contactent de la part de leurs collègues pour mieux nous connaître", ajoute la jeune femme. "Too Good To Go donne de la visibilité au combat anti-gaspillage", ajoute Thomas Pocher.

Incubée dès octobre 2016 par Paris&Co, puis par SenseCube, la start-up affiche une croissance mensuelle moyenne de 40% en 2016 et revendique 300 000 utilisateurs en France. Too Good to Go revendique un million de repas sauvés dans six pays d'Europe.

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