La télécommande du consommateur du futur

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C'est l'outil favori des Français, et le plus personnel aussi. Le téléphone portable tient la corde pour devenir l'équipement indispensable du shopping de demain.

Le téléphone mobile est le doudou de tous les Français adultes (et ados). Ils l'emportent partout, le consultent à tout bout de champ : selon une étude du cabinet américain Gartner, 70 % des SMS sont lus moins de dix minutes après leur envoi. Selon les experts, c'est l'objet incontournable du commerce « connecté » de demain. Go Sport a intégré les SMS dans son marketing relationnel de type « vente flash ». Les services après-vente de Carrefour, de Leroy Merlin ou de la Fnac s'en servent pour prévenir leurs clients lorsque les réparations sont terminées. Monoprix les utilise pour gérer les points de fidélité de ses clients parisiens. Et ce n'est que le début. D'ici à quelques années, le téléphone portable devrait devenir la véritable « télécommande du consommateur », à la fois carte de fidélité, vecteur d'information ou moyen de paiement.

Mais attention à ne pas être trop intrusif. « Le client est prêt à jouer le jeu, à condition qu'on lui en demande l'autorisation », précise Jean-Yves Granger (LaSer). Non seulement il pourra recevoir des communications, notamment promotionnelles, des marques ou des enseignes qui lui en auront fait la proposition. Mais il deviendra aussi acteur de sa consommation en sollicitant lui-même des informations sur les produits qui l'intéressent. En approchant son téléphone portable de l'emballage, la puce RFID intégrée à celui-ci renvoie directement à un site internet qui en dira plus sur les qualités nutritionnelles ou les conditions de production du produit, par exemple.

Telle une balise Argos

Avec ce système mis en place à la rentrée 2007, Malongo dit tout, tout, tout sur les coopératives produisant son café haïtien. Même si des pilotes fonctionnent ici ou là, la généralisation du marquage RFID en magasins est encore freinée par le coût de ces puces « intelligentes », pas loin de 0,12 E l'unité. Un autre moyen plus économique d'arriver au même résultat est le « tag 2D ». Arrivé en Europe il y a une petite année, ce code-barres composé de petits carrés blancs et noirs peut être imprimé sur n'importe quel emballage ou affiche publicitaire. Pris en photo avec un téléphone, il renvoie lui aussi vers un site internet qui fournira davantage d'informations sur le produit, offrira un coupon de réduction ou donnera les modalités d'un jeu-concours... L'imagination dans ce domaine est sans limite !

Ce n'est pas tout. Future balise Argos du consommateur de demain, le téléphone portable guidera bientôt ses pas dans la cité. Comme il reçoit la liste des bornes Vélib' disponibles dans sa zone, le client du futur devrait savoir dans quel magasin du secteur se trouvent les articles qu'il cherche. Science-fiction ? Pas vraiment. Développé par Slifter, ce service fonctionne depuis 2006 aux États-Unis. 1 200 magasins (Circuit City, Target, Macy's...) sont déjà cartographiés, et 2 millions de produits répertoriés. Deux solutions : entrer sur l'écran de son téléphone le code postal du lieu où l'on se trouve, ou disposer d'une option GPS. « Évidemment, la géolocalisation demande d'avoir des données produits bien exploitées et rafraîchies quotidiennement », commente Jean-Yves Granger, qui glisse : « Les distributeurs français ont encore du travail à faire dans ce domaine. »

Le dernier maillon de la chaîne est le paiement mobile : le téléphone portable se mue en porte-monnaie. Il suffit de l'approcher à quelques centimètres d'un petit terminal de paiement pour régler ses achats en un clin d'oeil. Plébiscité au Japon, où il a cours depuis plusieurs années, le paiement mobile a son standard européen (NFC, ou Near Field Contact) depuis peu, et fait actuellement l'objet d'un pilote à grande échelle à Caen et à Strasbourg : six banques et quatre opérateurs de téléphonie mobile participent à l'opération menée auprès de 1 000 clients et de 200 commerçants. Bref, le déploiement semble imminent !

Mieux, pressenti pour devenir « l'ordinateur de poche » du futur, qui démodera à terme tous les outils de la mobilité (PDA...), le téléphone portable pourrait, à terme, remplacer les scanners mobiles que certaines enseignes commencent à mettre à disposition des acheteurs à l'entrée des magasins. Preuve de sa faisabilité, ce concept de « scan and pay » sera d'ailleurs bientôt testé dans une enseigne allemande. Dans un futur pas si lointain, le client s'identifiera à l'entrée du magasin avec son téléphone portable, qui lui servira ensuite à scanner ses produits et à payer une fois ses courses terminées.

Demain, c'est sûr, faire ses courses sera simple comme un coup de fil. À condition de ne pas perdre le précieux téléphone...

Le téléphone mobile est le doudou de tous les Français adultes (et ados). Ils l'emportent partout, le consultent à tout bout de champ : selon une étude du cabinet américain Gartner, 70 % des SMS sont lus moins de dix minutes après leur envoi. Selon les experts, c'est l'objet incontournable du commerce « connecté » de demain. Go Sport a intégré les SMS dans son marketing relationnel de type « vente flash ». Les services après-vente de Carrefour, de Leroy Merlin ou de la Fnac s'en servent pour prévenir leurs clients lorsque les réparations sont terminées. Monoprix les utilise pour gérer les points de fidélité de ses clients parisiens. Et ce n'est que le début. D'ici à quelques années, le téléphone portable devrait devenir la véritable « télécommande du consommateur », à la fois carte de fidélité, vecteur d'information ou moyen de paiement.

Mais attention à ne pas être trop intrusif. « Le client est prêt à jouer le jeu, à condition qu'on lui en demande l'autorisation », précise Jean-Yves Granger (LaSer). Non seulement il pourra recevoir des communications, notamment promotionnelles, des marques ou des enseignes qui lui en auront fait la proposition. Mais il deviendra aussi acteur de sa consommation en sollicitant lui-même des informations sur les produits qui l'intéressent. En approchant son téléphone portable de l'emballage, la puce RFID intégrée à celui-ci renvoie directement à un site internet qui en dira plus sur les qualités nutritionnelles ou les conditions de production du produit, par exemple.

Telle une balise Argos

Avec ce système mis en place à la rentrée 2007, Malongo dit tout, tout, tout sur les coopératives produisant son café haïtien. Même si des pilotes fonctionnent ici ou là, la généralisation du marquage RFID en magasins est encore freinée par le coût de ces puces « intelligentes », pas loin de 0,12 E l'unité. Un autre moyen plus économique d'arriver au même résultat est le « tag 2D ». Arrivé en Europe il y a une petite année, ce code-barres composé de petits carrés blancs et noirs peut être imprimé sur n'importe quel emballage ou affiche publicitaire. Pris en photo avec un téléphone, il renvoie lui aussi vers un site internet qui fournira davantage d'informations sur le produit, offrira un coupon de réduction ou donnera les modalités d'un jeu-concours... L'imagination dans ce domaine est sans limite !

Ce n'est pas tout. Future balise Argos du consommateur de demain, le téléphone portable guidera bientôt ses pas dans la cité. Comme il reçoit la liste des bornes Vélib' disponibles dans sa zone, le client du futur devrait savoir dans quel magasin du secteur se trouvent les articles qu'il cherche. Science-fiction ? Pas vraiment. Développé par Slifter, ce service fonctionne depuis 2006 aux États-Unis. 1 200 magasins (Circuit City, Target, Macy's...) sont déjà cartographiés, et 2 millions de produits répertoriés. Deux solutions : entrer sur l'écran de son téléphone le code postal du lieu où l'on se trouve, ou disposer d'une option GPS. « Évidemment, la géolocalisation demande d'avoir des données produits bien exploitées et rafraîchies quotidiennement », commente Jean-Yves Granger, qui glisse : « Les distributeurs français ont encore du travail à faire dans ce domaine. »

Le dernier maillon de la chaîne est le paiement mobile : le téléphone portable se mue en porte-monnaie. Il suffit de l'approcher à quelques centimètres d'un petit terminal de paiement pour régler ses achats en un clin d'oeil. Plébiscité au Japon, où il a cours depuis plusieurs années, le paiement mobile a son standard européen (NFC, ou Near Field Contact) depuis peu, et fait actuellement l'objet d'un pilote à grande échelle à Caen et à Strasbourg : six banques et quatre opérateurs de téléphonie mobile participent à l'opération menée auprès de 1 000 clients et de 200 commerçants. Bref, le déploiement semble imminent !

Mieux, pressenti pour devenir « l'ordinateur de poche » du futur, qui démodera à terme tous les outils de la mobilité (PDA...), le téléphone portable pourrait, à terme, remplacer les scanners mobiles que certaines enseignes commencent à mettre à disposition des acheteurs à l'entrée des magasins. Preuve de sa faisabilité, ce concept de « scan and pay » sera d'ailleurs bientôt testé dans une enseigne allemande. Dans un futur pas si lointain, le client s'identifiera à l'entrée du magasin avec son téléphone portable, qui lui servira ensuite à scanner ses produits et à payer une fois ses courses terminées.

Demain, c'est sûr, faire ses courses sera simple comme un coup de fil. À condition de ne pas perdre le précieux téléphone...

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Article extrait
du magazine N° 2031

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