Marchés

La viande clonée, déjà présente dans les assiettes, revient à l'agenda européen

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Les européens sont exposés, à leur insu, à consommer de la viande ou du lait issus d'animaux clonés. Deux ans après un premier échec de l'UE à trouver un accord pour contrôler le clonage animal et la commercialisation des aliments en dérivant, la Commission européenne proposera, mercredi prochain, un paquet législatif sur la question.

Selon une source européenne, la Commission devrait proposer d'interdire le clonage animal à but alimentaire dans l'Union européenne, où il ne se pratique quasiment pas, à l'exception du Danemark. Mais, sauf surprise, et pour ne pas imposer à ses partenaires commerciaux américains des conditions jugées irréalistes, la Commission n'entend pas bannir la viande ou lait des descendants d'animaux clonés, ni d'imposer l'étiquetage de ces produits.

Echec en 2011


Si la viande de clones ne se mange pas, en raison des prix très élevés de ces spécimens, leurs embryons et semences sont commercialisés, exportés et leurs descendants élevés en particulier aux Etats-Unis, Argentine, au Brésil et en Uruguay. Ces pays n'enregistrant pas cette production au niveau national, la Commission européenne invoque ce propos pour exclure la possibilité d'une traçabilité. Même si l'UE produit la plupart de ses bovins et du matériel reproductif de ses élevages, le consommateur européen est donc exposé à consommer des produits issus du clonage animal. La Commission, le Parlement européen et les gouvernements avaient échoué une première fois en 2011 à s'entendre sur un encadrement, après trois ans de négociations infructueuses.

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