Marchés

La viande de mouton interdite de Spanghero est passée par le même trader néerlandais

|

La viande incriminée a été livrée à Spanghero par Draap trading qui appartient à Jan Fasen, soit la même source que pour la viande de cheval. L'entreprise de Castelnaudary se dit une nouvelle fois victime d'une tromperie de la part de son fournisseur.

Spanghero

Spanghero n’en finit pas de faire parler de lui. Après de la viande cheval retrouvée dans des plats surgelés étiquetés à base de bœuf, les tests de la répression des fraudes (DGCCRF), effectués le 19 février, révèlent cette fois-ci la présence de mouton. Mais pas n’importe lequel. Il s’agirait de mouton britannique, dont l’importation est interdite depuis la crise de la vache folle (1996).

De plus, cette viande de mouton britannique prohibée, retrouvée chez Spanghero, a été livrée par Draap Trading, appartenant au trader néerlandais Jan Fasen, déjà incriminé dans le scandale de la viande de cheval, selon le ministère de l'Agriculture.

La viande a été facturée comme de l'agneau haché+avec l'étiquette "viande dénervée d'agneau+", a indiqué le ministère. Cette mention masque le fait qu'il s'agissait d'une viande découpée au moyen d'une technique prohibée dans l'UE.

57 tonnes de viande en cause

"Le parquet de Carcassonne a été destinataire ces derniers jours d'un signalement de la Brigade nationale d'enquêtes vétérinaires affirmant avoir découvert dans les entrepôts de Spanghero deux lots de viande normalement interdite à l'importation." précise le site de RTL, qui dévoilait l’information ce matin. Ces deux lots correspondent à 57 tonnes de viande.

Ce qui est mis en cause dans le mouton britannique est la technique découpe mécanique de la viande, lors de laquelle des morceaux d'os et de moelle peuvent être mélangés à la viande. Cette technique s'avère interdite sur les ovins, bovins et caprins en Europe en raison du risque de présence de prion, c’est-à-dire la maladie de la vache folle et la ‘tremblante’ du mouton.

La radio explique en outre que les résultats des analyses pratiquées sont connus depuis une quinzaine de jours. Cette semaine, c'est le Pôle santé public et sécurité sanitaire de Paris, déjà en charge des investigations sur la viande de cheval vendue pour du bœuf, qui va se saisir de ce nouveau pan du dossier de fraude à la viande. L'enquête devrait, dans un premier temps, viser des faits d'importation de produits interdits sur le sol français.

Tout comme le cheval retrouvé le mois dernier, cette viande, destinée à la composition de merguez, est aussi le résultat d’un circuit complexe.

Barthélémy Aguerre, le patron de Spanghero contacté par RTL, a confirmé cette découverte, et estime être victime "d'une négligence. En tout état de cause, Spanghero n'y était pour rien, une nouvelle fois trompé par son fournisseur".

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA