La viande en ligne

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À la découverte des métiers

C’est une première. La filière viandes veut se faire connaître et informer son public. À cela, rien de nouveau, mais les moyens pour mettre en œuvre cette stratégie sont, eux, innovants. Interbev, l’Interprofession du bétail et des viandes, organise en effet les premières « rencontres made in viande ». Sur le site la-viande.fr, les consommateurs peuvent s’inscrire à des visites gratuites pour découvrir l’ensemble des maillons de production de la filière. De l’éleveur au chef de rayon, en passant par les foires aux bestiaux ou les abattoirs, chaque acteur fera la lumière sur sa profession et son intérêt dans le processus de transformation. L’objectif est double : le secteur peine à recruter et espère bien susciter des vocations. La filière estime à 20 000 le nombre d’emplois à pourvoir d’ici à 2018, avec par exemple 8 500 rien que pour renouveler les postes d’éleveur ! Mais, à plus court terme, il s’agit bien sûr de rassurer sur ces intermédiaires pointés du doigt à la suite du scandale du horsegate. Une opération séduction qui devrait avoir le mérite de mettre à mal quelques idées reçues…

 

Demain, plus de porc que de volaille !

À ce jour, la volaille reste la viande la plus consommée à l’échelle internationale. Cette protéine à bas coût continuera de faire des émules à l’avenir, avec des productions de plus de 120 000 tonnes prévues pour 2022. Mais l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation (FAO) prédisent un avenir encore meilleur au porc ! L’animal devrait être la première viande consommée à partir de 2020, talonné de près par la volaille. Les productions de bovins et d’ovins continueront, elles aussi, à progresser.

 

Des viandes trois étoiles

La date a été officiellement annoncée, l’étiquetage de la tendreté pour les morceaux de viandes sera effectif à partir du 13 décembre. Concrètement, un système variant de une à trois étoiles permettra aux clients des GMS d’identifier rapidement la tendreté du morceau choisi. De leur côté, les industriels pourront simplifier la dénomination en utilisant des termes génériques, comme « steak » ou « rôti ».

 

La viande française menacée ?

Une nouvelle concurrence pourrait poindre sur les étals français. Avec l’embargo russe, qui ferme la porte aux viandes issues, entre autres, des élevages européens, les industriels vont se retrouver avec des volumes à écouler qui pourraient remplir les linéaires. En parallèle, les négociations se poursuivent dans le cadre des accords de libre-échange avec les États-Unis. Elles pourraient déboucher sur une arrivée massive de bœufs américains issus d’élevages géants (photo). Et créer ainsi une offre abondante sur les produits d’appel, les coûts de production étant moins élevés outre-Atlantique.

 

10,9% : Le taux de pénétration pour la viande en ligne

 

8,6 : Le taux de pénétration des élaborés de viande, la catégorie de produits la plus achetée on line

 

3,3 : La fréquence d’achat de viandes sur internet

 

2 : La viande de bœuf est achetée en moyenne deux fois par an via internet

 

 

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Article extrait
du magazine N° 2338

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