La vie des magasins en Régions: faits-divers, cambriolages, incendies et... drives

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Cette semaine, la Revue de presse de LSA en régions commence par quelques faits-divers.

Deauville
Le premier est pour le moins original. Le 26 juillet dernier, un individu de 44 ans était interpellé par les forces de police dans une grande surface mâconnaise. Le fautif déambulait à travers les rayons avec son téléphone portable au fond d’un panier pour filmer sous les jupes de la gent féminine. Un fait qui a malheureusement fait des émules puisqu’un nouveau cas a été recensé mardi, au sein du magasin Auchan Rives de Saône (Le journal de Saone et Loire). Autre anecdote à l’hypermarché Leclerc de Douai. Christelle Dubois, Douaisienne de 38 ans, se souviendra longtemps de son passage. Il était presque 20 h 30, l’heure de fermeture, et la mère de trois enfants s’apprêtait à régler ses achats avec trois billets de 50 €, une somme gagnée dans un PMU de Waziers, quand l’hôtesse de caisse lui a signifié que l’un des billets était contrefait. À partir de ce moment-là, "le cauchemar" a commencé. "Ils me soupçonnaient de mettre en circulation des faux billets, vous vous rendez compte?", tonne Christelle Dubois. À l’hôtel de police, on confirme: "On a appliqué la procédure". Résultat: quinze heures de garde à vue (La voix du Nord)
 
A Saint-Quentin, un SDF a été surpris par les surveillants du Monoprix en train de voler deux bières. Malgré ce faible préjudice de 3€, il a eu le droit à une visite au commissariat. Il n’a pas été placé en garde à vue mais sera reconvoqué. Même chose pour un jeune homme de 20 ans pris en flag de vol chez Cora. Le préjudice était légèrement plus élevé: 10,88 € précisément. (L'aisne Nouvelle). 
Au Auchan de La Couronne, un client a rempli son chariot et tenté de s'enfuir par une porte dérobée. Rattrapé, le Saintais avait fait 1.435 euros de courses. Un chariot bien plein (Sud-Ouest).
 
Malheureusement, des situations sont plus dramatiques. A Grenoble, deux hommes ont commis un vol à mains armées dans Monoprix avant de s'enfuir sur deux motos distinctes pilotées par deux autres comparses (FR3 Alsace). Ils n'ont tiré aucun coup de feu et il n' y a eu aucun blessé. Quant au centre commercial Intermarché, de la route de Carpentras à l'Isle-sur-la-Sorgue, il avait déjà subi, ces trois dernières années, au moins deux braquages. Mais, il a connu une nouvelle escalade dans la violence, avec l'attaque d'un transport de fonds venu récupérer la recette du supermarché avant la fermeture du week-end. La tentative de braquage a eu lieu vers 13 heures. À cet instant, un camion blindé de la société Loomis qui venait de prendre son chargement s'apprêtait à quitter le parking arrière du centre commercial. Il se trouvait encore à quelques mètres de la partie administrative du centre commercial, lorsqu'un véhicule de type Kangoo était lancé en travers de sa route puis également incendié avec des explosifs pour le bloquer (La provence)
 
Autres drames réguliers: les incendies. A Beauvais, le magasin Ikea a brûlé. Le chômage technique sera évité pour les 21 salariés. "Il n’est pas question d’appliquer le chômage technique. Une solution sera trouvée pour chacun d’entre eux. Il est tout à fait possible qu’on leur propose de travailler dans les autres enseignes Kiabi les plus proches", a déclaré une porte-parole de l’entreprise (Courrier Picard). Même drame pour les exploitants des enseignes du centre commercial Bel-Air, à Mulhous. "C’est hallucinant comme ça a flambé. Le feu a dû se propager à une allure phénoménale. Ça fait vraiment un pincement au cœur. Ce centre est au cœur du quartier, on a nos habitudes ici. Il va falloir du temps pour reconstruire tout ça…", se désole Élisabeth Gaugler (L'alsace).
 
Quittons ces problèmes pour les questions sociales. Une partie du personnel de l’hypermarché Carrefour de Quimper (Finistère) a cessé le travail une matinée. Les responsables syndicaux dénonçaient le licenciement d’un cadre du magasin."Avant d’être un cadre, c’était un collègue apprécié et respecté. On lui a reproché un soi-disant manque de professionnalisme alors qu’il était salarié à Quimper depuis 1987. On se demande si cette mesure radicale n’annonce pas un nouveau durcissement du management", déclarent les représentants du personnel. (Sud-Ouest)
 
En régions, on parle aussi déménagement. Implantée en 1999 sur la zone d’activité d’Eygreteau, à Coutras, la société Scafish employait 26 salariés. Cette coopérative, filiale du groupe Leclerc, fournit toujours en produits de la mer (crevettes et saumon) les hypermarchés de cette enseigne. La Scafish est aujourd’hui installée à Castelnaudary (Aude), concrétisant ainsi un projet de déménagement étudié dès 2010. Le bâtiment qu’elle occupe a été construit à partir de décembre 2011, sur une superficie de 2.700 mètres carrés dont 2.000 dédiés à la production, pour 6 millions d’euros. Somme investie par les propriétaires des centres commerciaux Leclerc de Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées. La Scafish est située à quelques kilomètres de la centrale d’achat alimentaire Socamil, à Tournefeuille. Elle emploie 25 personnes (Sud Ouest)
 
Quant aux débats sur les implantations de magasins, il fait toujours rage. Pour preuve: la justice a tranché, le nouveau centre commercial E.Leclerc verra bien le jour à Crèvecœur-le-Grand, après deux ans de bataille entre la mairie et les enseignes avoisinantes. En effet, le Carrefour Market, le Gamm Vert et l'Intermarché de Grandvilliers avaient déposé trois recours en justice contre le projet. L'hypermarché E. Leclerc venait alors d'être autorisé par la commission départementale d'aménagement commercial à s'implanter sur le territoire de Crèvecœur (Le courrier Picard).
 
Hélas, il y a aussi des fermetures de magasins. A La Bassée, les clients de Lidl se mobilisent contre la fermeture annoncée du magasin! Un groupe de clients dénonce la politique de l’enseigne qui vise à fermer les petits établissements, au détriment de la proximité et du dynamisme commercial en milieu rural. Une pétition papier a été lancée.La raison de cette fermeture, confirmée par le groupe Lidl: la nouvelle stratégie initiée en 2012 qui vise à sortir du hard-discount. "Nous voulons monter en gamme, proposer de nouveaux services, comme le rayon pain ou le rayon poisson, explique Nicolas Calo, responsable de la communication chez Lidl France. Nous privilégions des superficies de 1.000 m². C’est un nouveau format qui permet une meilleure accessibilité, avec des allées plus larges et des caisses réservées aux personnes handicapées." Le magasin de La Bassée ne s’étale que sur 300 m², "non extensibles" (La Voix du Nord).
 
Et bien évidemment, le drive est un sujet habituel. En juin-juillet 2012, Auchan innovait en Pays chaunois en lançant AuchanDrive. Un an après qu'en est-il? "Nous avons mensuellement 800 commandes", explique Alexandre Saussard, directeur du magasin virois. Les commandes sont stables, depuis l'été 2012, et il n'y a pas eu de mois de pic d'activité. Néanmoins, on observe que les "cyberpaniers" sont de plus en plus remplis. "On a l'impression que les clients apprivoisent le système." Chez Auchan, le drive fait tâche d'huile, dans l'Aisne et ses environs. A Saint-Quentin, le système est déjà bien rôdé. A Noyon il sera bientôt installé, et Hirson devrait suivre. A Viry, on en est à la phase de peaufinage. A l'heure actuelle, on commande le jour J, et on retire sa commande et la paye sur place à J + 1. Le magasin travaille à des livraisons le jour-même de la commande (L'Aisne Nouvelle). 
 
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