La volaille française déploie son plan de bataille pour lutter contre les importations

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L'association pour la promotion de la volaille française (APVF)  s’alarme contre la hausse des importations, qui représente 40 % de l'offre en France. Elle dévoile son plan de bataille pour valoriser l’origine française.

En France, les importations de volailles sont à la hausse et les exportations reculent du fait de l'embargo russe. Un effet ciseau qui inquiète les professionnels du secteur.
En France, les importations de volailles sont à la hausse et les exportations reculent du fait de l'embargo russe. Un effet ciseau qui inquiète les professionnels du secteur.

En grandes surfaces, un indice aide déjà à repérer l’origine française, il s’agit du logo mis en place par le ministère de l’Agriculture en collaboration avec les interprofessions pour l’ensemble des filières animales au mois de février 2014, un an tout juste après le scandale du horsegate (voir ci-contre).

Au 1er avril, l’Europe prend le pas et obligera la mention du lieu d’élevage et d’abattage sur les étiquettes, afin de mieux identifier les offres importées ou nationales. Mais pour les produits élaborés (plats cuisinés, salades repas, sandwichs, etc. ), cette démarche reste facultative. Une aberration aux yeux l’Association pour la promotion de la volaille française (APVF).

13 % importée en grandes surfaces

Les importations de volailles fluctuent beaucoup : en grande distribution, 13 % des volumes présents dans le rayon volailles (pièces entières et découpes) proviennent de pays étrangers. Ce circuit est le principal vecteur pour les ventes de volailles; 510 000 tonnes y sont commercialisées sur un marché total de 855 000 tonnes.

Dans l’industrie (aliment pour fournir les sandwichs ou autres plats) ce chiffre s’élève à 68 % ! Au total, on estime que 40 % des volailles consommées en France n’est pas produite dans l’Hexagone.

Pour autant, l’enjeu est important car ce produit carné est l’un des rares à avoir le vent en poupe. La consommation de volailles a en effet augmenté de 2.4 % en volume entre 2014 et 2013 :

(chiffres exprimés en milliers de tonnes)

 

Mais du côté de la production, l’embargo russe a sérieusement freiné les ventes à l’étranger ; la balance commerciale de la volaille est déficitaire en 2014, « une première depuis très longtemps… » se désole Roland Tonarelli, président de l’APVF.

La réponse de l’APVF pour 2015 s’adresse surtout aux restaurateurs, où 87 % de la volaille consommée est importée… Pour se faire, l’association tente de sensibiliser ces professionnels en distribuant des kits pour valoriser ceux qui proposent des poulets et autres dindes d’origine française. En parallèle, l’APVF a envoyé au mois d’octobre dernier, pour la deuxième fois, une lettre à 15 000 mairies françaises pour les alerter sur ce problème et tenter de valoriser les provenances françaises dans les cantines.

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