LAISSER UNE BONNE IMPRESSION

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1. Développer et faire respecter les places XXL et pour handicapés.2. Ne pas laisser traîner les chariots sur le parking.3. Assurer une bonne maintenance des roues.

Si la satisfaction du client ne se gagne pas forcément au parking, elle peut s'y perdre. Car c'est lui qui donnera la première et la dernière impression du magasin. Le macadam doit donc être en bon état, les marquages au sol lisibles et l'environnement agréable. Avant tout, le client doit pouvoir garer sa voiture. À Carré Sud, le centre commercial à ciel ouvert qui vient d'ouvrir à Nîmes, les parkings sont séparés en plusieurs nappes, face à chaque enseigne. Et l'arrivée dans le magasin s'effectue par un auvent sur pylônes dont la vague protège du soleil qui brille plus de trois cents jours par an. L'opération se corse dans les ensembles plus anciens ou en centres-villes : les parkings y sont construits en superstructure pour libérer de l'espace pour la surface de vente.

Déjà délicate pour les clients lambda, se garer relève de l'opération commando pour les grands breaks ou les monospaces. Les places XXL destinées aux familles - qui occupent deux places classiques - restent portion congrue. À noter l'effort du centre de Noyelles-Godault (Nord) qui les a multipliées lors de sa rénovation, il y a un an. Le centre Vélizy 2, dont la rénovation s'achève en novembre prochain, compte « intégrer deux places XXL par allée, soit un peu moins que des places handicapées », indique-t-on dans le centre.

Respect des places réservées

Que dire, justement, des places handicapées ? Longtemps ignorées, elles pourraient enfin être respectées. Mais plus question d'utiliser des barrières, seule méthode connue jusqu'ici pour son efficacité... mais trop discriminante par son aspect « ghetto ». Le centre commercial Saint-Sever à Rouen (20 places pour handicapés) et Parly 2 (16 places) viennent d'installer des bornes de la société Technolia. Son principe : la borne, reliée à une boucle, détecte le véhicule qui se gare, demande au conducteur de s'identifier par une carte à puce devant un lecteur fonctionnant avec la technologie d'identification par radiofréquences. Le numéro de carte, identique à celui de la carte européenne d'invalidité, est aussitôt transmis par GPRS à une base de données centrale. En cas de non-présentation de la carte, le système prévient la police locale pour qu'elle verbalise.

Avant de quitter le parking, le client doit rapporter son chariot. Là encore, glisser l'appareil sous l'auvent de l'abri-chariots n'est pas toujours facile. Pour éviter les files pouvant dépasser sur la voie, les enseignes italiennes ont choisi depuis longtemps des limiteurs de files. Une bonne idée : le « consigneur » est directement attaché à l'abri et, quand il n'y en a plus de disponible, la file s'arrête. Autre écueil à éviter : les chariots qui s'éparpillent dans les environs. Des solutions existent depuis quelques années pour retenir les nomades. Le système de roue autobloquante présenté par Gatekeeper bloque les roues dès qu'elles franchissent l'antenne antivol entourant le parking. Après un démarrage poussif en France, le système séduit peu à peu des enseignes, et il équipe désormais près de 2 000 chariots. Tous les nouveaux magasins Lidl l'utilisent. Un autre système, mécanique celui-ci, est proposé par Rotatek.

Diversification des gammes

Et comme il n'y a pas toujours de personnel disponible pour rapporter ces chariots jusqu'à l'abri, Gatekeeper présente aussi un modèle qui pousse ses semblables. Il fonctionne sur batterie ou par télécommande. Testé dans une enseigne espagnole, il devrait faire des adeptes dans l'Hexagone. Car les gammes de chariots s'élargissent après une période de creux. Sur la vague montante du développement durable, Origin commercialise des modèles fabriqués à partir de bouteilles en PET recyclées. Un chariot de 225 litres naît ainsi du recyclage de 250 bouteilles d'eau.

Wanzl, qui a décidé d'abandonner la cinquième roue sur un chariot, a créé avec Auchan un appareil hybride, compromis de plastique et de métal. « Déployé depuis janvier 2006 dans les hypermarchés du groupe nordiste, ce chariot de 240 litres est allégé par le volet plastique, et pèse un tiers de moins que des chariots tout métal », explique Jacques de Beauval, directeur des ventes de Wanzl France. Les roues sont monofourches et le roulement est étanche, graissé à vie. Résultat : plus de maintenance à effectuer, selon le fabricant. Un support pour les objets encombrants, situé derrière le chariot, permet de mettre rapidement le pack d'eau dans son coffre. Caddie, lui, voit plus grand, et a créé un modèle de 310 litres avec la corbeille plus profonde et la poignée ovale, qui a intéressé une enseigne scandinave. Il a également repensé son chariot pour les personnes à mobilité réduite avec des pinces de fixation plus efficaces.

Diversification des gammes aidant, chaque magasin peut donc choisir ses favoris en fonction de sa clientèle. « Mère de deux enfants, je choisis le chariot en plastique, très maniable, qui se conduit d'une main. Une personne âgée prendra plutôt le classique ou celui à plateaux », indique une habituée de l'hypermarché Cora de Toul (Meurthe-et-Moselle) qui dispose de pas moins de sept modèles : classique, en PVC, avec porte-packs d'eau, sur deux plateaux, avec siège simple ou double pour bébés, et pour handicapés. Sous chaque abri-chariot sont rangés deux modèles différents. Un excellent moyen de fidéliser sa clientèle.

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Article extrait
du magazine N° 1964

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