LaSer Cofinoga : la guerre entre les Galeries Lafayette et BNP Paribas va-t-elle rebondir ?

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On croyait l'affaire réglée depuis cet été 2014 entre les Galeries Lafayette et BNP Paribas au sujet de LaSer Cofinoga. Il n'en est visiblement rien. En jeu ? Une potentielle indemnité de rupture qui porterait sur la bagatelle de 450 millions d'euros, rapporte Le Figaro.

Philippe Houzé, président du groupe Galeries Lafayette, est-il prêt à relance la guerre avec BNP Paribas?
Philippe Houzé, président du groupe Galeries Lafayette, est-il prêt à relance la guerre avec BNP Paribas?

On la croyait finie, voilà qu’elle reprend de plus belle… La saga Galeries Lafayette/BNP Paribas, au sujet de LaSer Cofinoga, débutée il y a plus de deux ans maintenant, et qu’on croyait close depuis cet été 2014, connaît un développement inattendu, à en croire Le Figaro.

La cause de ce rebondissement ? L’argent, évidemment. Le prix de cession final et d'éventuelles indemnités de rupture à verser. En juillet dernier, pourtant, BNP Paribas avait racheté au groupe Galeries Lafayette les 50% que ce dernier détenait dans LaSer Cofinoga. Et ce, avance Le Figaro, pour la somme de 105 millions d’euros.

Quid des futurs crédits à la consommation souscrits aux Galeries?

On pouvait alors imaginer que cela venait signer la fin de l’affaire, née en septembre 2012 quand les Galeries Lafayette ont annoncé leur volonté de se désengager de LaSer Cofinoga. Il n’en est visiblement rien. A en croire Le Figaro, la nouvelle pomme de discorde a trait à la fameuse carte de financement Galeries Lafayette/Cofinoga : que faire, en effet, une fois le désengagement acquis, des futurs crédits à la consommation qui seront souscrits par les clients des Galeries ?

Une potentielle indemnité de rupture de 450 M€

Selon Le Figaro, un contrat d’exclusivité a été renégocié il y a quelques mois entre les deux entreprises, pour une durée de cinq ans, deux fois renouvelable. Et une indemnité de rupture de 450 millions d’euros, dégressive sur quinze ans, serait prévue en cas d’interruption de ce contrat. Or, selon un expert cité par Le Figaro, "l’intérêt de BNP Paribas est de contraindre les Galeries à rompre le contrat afin d’empocher une indemnité quatre fois supérieure au prix payé pour la société". De quoi, on l’imagine, légèrement contrarier Philippe Houzé, le président du groupe Galeries Lafayette.

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