LDC affiche des résultats en hausse au premier semestre

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Au cours du premier semestre (1er mars au 31 août) de l’exercice 2017-2018, le groupe LDC affiche un résultat net de 68,5 M€, en hausse de 7,7%. Tous les indicateurs sont au vert malgré le fort impact du prix des matières premières sur l’activité traiteur.

Denis Lambert
Denis Lambert© DR

Tous les indicateurs sont au vert pour le volailler de Sablé-sur-Sarthe. Au cours du premier semestre (1er mars au 31 août) de l’exercice 2017-2018,  le groupe présidé par Denis  Lambert affiche un chiffre d’affaires en hausse de 6,7% à 1,8 Mds € et un résultat net de 68,5M€ en hausse de 7,7%. L’activité  volaille pèse 1,4 Mds € et voit son chiffre d’affaires progresser de 5,8%. Selon Denis Lambert, l’activité a  été soutenue par les efforts promotionnels et le développement de la restauration hors-domicile. Alors que le segment de l’entier est en retrait, les produits élaborés cuits poursuivent leur développement (+7,7%). Mais l’évolution à la baisse de la  consommation de viande à domicile qui  n’épargne plus la volaille depuis 2013 reste un sujet de vigilance pour le groupe. Tout comme celui des matières premières qui ont pesé à hauteur de 4 M€ sur l’activité traiteur du groupe. Selon Denis Lambert, l’impact devrait sensiblement être le même au cours du second semestre. Pour autant, l’activité traiteur affiche de belles performances avec une nouvelle hausse du chiffre d’affaires à 7,4% soit 279, 7 M€  et des tonnages qui ont augmenté de 6%.

L’Europe, une priorité

A l’international, l’activité en Pologne s’inscrit en forte croissance avec un chiffre d’affaires en hausse de 16,7% à 123,8 M€. « Comme en France, nous avons continué de spécialiser les sites, de développer les marques et les produits élaborés. La pénétration en GMS a été renforcée », se félicite Denis Lambert. Fort de ce succès, le groupe qui, à l’été 2017,  a regardé de près le dossier d’acquisition du nord-irlandais Moy park (1,1 mds € de chiffre  d’affaires et 13 usines en Europe) finalement repris à JBS par l’américain Pilgrim’s, ne fait pas mystère de ses ambitions de développement : « nous ciblons l’Europe », déclare sans détours Denis Lambert. En 2017, l’export et l’activité en Pologne pèsent pour 17% du chiffre d’affaires  de LDC. Mais d’ici à 2025, ce pourcentage pourrait être porté à 25%.

Des éleveurs engagés dans de nouvelles méthodes de production

En France, les projets ne manquent pas.  La filière volailles est marquée par le déploiement du bio sur la marque Maitre Coq, Loué et le lancement d’une nouvelle griffe Grain de nature dédiée aux circuits des spécialistes. Annoncé au Space, le projet Nature d’éleveurs est une démarche de progrès qui d’ici à 2020 doit engager les 5700 éleveurs qui fournissent le groupe dans de nouvelles méthodes de production améliorant le confort et la santé des animaux.

Bientôt des plats cuisinés végétariens

Côté traiteur, le développement de l’offre végétal portée par les marques le Gaulois et Weight Watchers va encore s’accélérer d’ici à avril 2018 avec le lancement attendu d’une gamme de plats cuisinés sous la marque Marie sans protéines animales. Depuis ces trois dernières périodes, le groupe LDC avec ses marques Marie et Weight Watchers a dépassé Fleury-Michon sur le segment des plats cuisinés.

 

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