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LDC, ébranlé par la conjoncture mais toujours aussi solide

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RÉSULTAT Le groupe sarthois enregistre un résultat opérationnel courant en repli malgré un chiffre d’affaire en croissance, du fait, entre autre, de la flambée des coûts des matières premières. Pour autant, le groupe reste solide et renforce encore sa position dominante sur le marché de la volaille.

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Tableau de l’exercice du groupe LDC sur 2012-2013 (Source : entreprise)

Les caprices des matières premières entachent les résultats annuels du groupe. Malgré un chiffre d’affaires en hausse à 2,92 milliards d’€ pour l’exercice 2012-2013, le résultat opérationnel courant affiche un repli de 8 %, à 85,9 millions d’euros. « Pour autant, au vu du contexte, nous nous attendions à un repli plus important » assure Laurent Wolfrum, directeur administratif et financier du groupe. En cause ? « Le coût des céréales, qui représente environ 60 % du prix de revient de la volaille » explicite Denis Lambert, PDG de LDC.

Ajouter à cela des hausses tarifaires ‘insuffisantes’ passées avec la grande distribution, qui a consenti à deux hausses de 8 %.

Toujours plus fort sur la volaille

Mais la conjoncture ne fait pas faiblir le groupe, qui poursuit ses investissements (97,3 millions d’€ sur l’exercice écoulé). Sur la volaille (CA : 2 milliards d’€, à + 6,1 %), les volumes sont en hausse de 19 000 tonnes du fait du développement des marques (Le Gaulois, Maitre Coq et Loué) qui performent surtout sur le segment de l’entier et de la découpe.

La reprise de deux sites industriels du groupe Doux, dont le frais est en liquidation judiciaire depuis le 10 septembre 2012, participe aussi à l’accroissement des tonnages commercialisés.

Traiteur, vers des jours meilleurs…

Le traiteur, qui représente 17 % du chiffres d’affaires du groupe (501,5 millions d’€), poursuit sa lente remontée à coups d’innovations et grâce à la mutation du pôle. Si les marques présentes sur les produits exotiques (marque tradition d’Asie) et les plats cuisinés (Marie) affichent une santé meilleure que le marché, des efforts restent encore à faire sur les pizzas, en baisse de 8, 5 %, et les sandwichs (+1,8 %) . « Pour ces deux segments, rendez-vous en novembre... » lâche malicieusement Denis Lambert, qui se donne pour objectif de retrouver la profitabilité du pôle traiteur d’ici à un an.

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