Le bilan d’Olivier Marcheteau après son départ de Cdiscount

|

Président de Cdiscount depuis octobre 2010, Olivier Marcheteau quitte l’enseigne leader de l’e-commerce en France, comme le confirme le groupe Casino. Un départ qui ne sera pas remplacé poste pour poste au moins dans un premier temps, puisque son alter-ego Emmanuel Grenier, directeur général de l’e-commerçant, prendrait seul la présidence.

Olivier Marcheteau quitte Cdiscount après 3 ans à la tête de l'enseigne.
Olivier Marcheteau quitte Cdiscount après 3 ans à la tête de l'enseigne.

En trois années passées à la tête de Cdiscount, Olivier Marcheteau aura réussi à mener plusieurs chantiers stratégiques pour l’e-commerçant. Celui du développement à l’international, de la place de marché, mais aussi la thématique du cross-canal. Il part en ayant "bien redressé l’enseigne et en considérant que sa mission était terminée", selon une source proche de l’intéressé.

Début 2014, ce sont trois nouveaux pays dans lesquels Cdiscount est présent. Avec ses filiales Big C, l’enseigne lance des sites en Thaïlande et au Vietnam, alors qu’elle s’appuie sur Exito en Colombie. L’objectif est identique à celui de la France, à savoir offrir un assortiment très large au meilleur prix dans les domaines des produits techniques, informatique, téléphonie, électroménager, maison, jouet, puériculture, mode et beauté.

Cross-canal et place de marché

La stratégie cross-canal de Cdiscount a également connu une forte expansion sous l’impulsion d’Olivier Marcheteau, avec un réseau de 14.000 points de retrait qui va encore s'étoffer à travers le récent partenariat passé avec Mercialys. L’idée est simple: connecter le site aux magasins des centres commerciaux de la foncière de Casino. Grâce à une recherche géolocalisée, l’internaute peut alors identifier le magasin où retirer son achat le plus proche de lui et en moins de deux heures. Un projet qui vise également à déployer une stratégie de fidélité plus forte avec ses clients, et qui qui devrait être mis en œuvre à échelle nationale dans les prochains trimestres.

La place de marché, maillon indispensable à la croissance des e-commerçants, est l’autre pilier développé ces dernières années avec réussite. Avec une offre de 5,5 millions de références via 2800 vendeurs, elle représente désormais 16% du chiffre d’affaires de l’enseigne, selon le dernier rapport d’activité de Casino. Une stratégie qui contribue fortement au développement des affaires, puisqu’elles progressent de 15,8% en 2013, avec des volumes en hausse de 19,6%.

Avec une croissance rapide, un site identifiable et des codes très différents de ce que proposent les autres e-commerçants, Cdiscount préserve sa place en tête du classement du e-commerce en France, dont LSA a publié en exclusivité avec Toluna et PwC le premier baromètre par chiffre d’affaires le mois dernier. Si le bilan est largement positif, il n’a pu empêcher la remontée d’Amazon, son seul rival dans l’hexagone, qui serait déjà en tête par le nombre d’actes d’achat.

Le parcours d'Emmanuel Grenier

Entré dans le groupe Casino en 1995, son successeur Emmanuel Grenier s’installe en Pologne de 1996 à 2002 en tant que directeur  logistique et des systèmes d’information. Il revient en France en 2002, où il s’occupe de refondre des systèmes d’information supply chain du Groupe avant de prendre en charge la direction des flux et des approvisionnements. En 2006, il devient directeur général d’Easydis, filiale logistique du groupe Casino.

C’est en 2008 qu’il est nommé directeur général de Cdiscount, "où son expertise  logistique et sa connaissance de l’outil informatique vont permettre à la filiale spécialisée dans le e-commerce de continuer son expansion rapide sur le marché Français et la mise en place de nombreuses synergies avec les enseignes du groupe Casino", précise un communiqué de Casino.

1 commentaire

PETIT

03/10/2016 09h15 - PETIT

ces grands pontes de la vente sur internet sont très forts ils vous vendent du virtuel : les produits sont indisponibles 1 fois sur 2 votre paiement par carte bancaire lui est bien réel leur grosses rémunérations sont également bien concrètes ainsi que les résultats médiocres de leurs comptes d'exploitation pas grave, c'est un cercle d'amis qui se cooptent dans les conseils d'administrations et savent se renvoyer l'ascenseur une nouvelle race de voleurs de haut vol !

Répondre au commentaire | Signaler un abus

Email obligatoire

Email incorrect

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.
X

Produits techniques, objets connectés, électroménager : chaque semaine, recevez l’essentiel de l’actualité de ces secteurs.

Ne plus voir ce message