Le bio continue de marquer des points chez les Français

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Une progression encore plus importante que les années précédentes ! Avec une croissance du chiffre d'affaires de 9 % à 4,5 milliards d'euros en 2013, le marché du bio séduit de plus en plus de consommateurs. Aujourd'hui, la consommation des produits bio à domicile est estimé à 2,5 % du marché total alimentaire (+0,2 point versus 2012).

Plus de 2 milliards d'euros du chiffre d'affaires est généré par les grandes surfaces alimentaires (GSA), soit 46,4 % du marché, 1,5 milliard d'euros par les magasins spécialisés bio, soit 35,4 % du marché.
Plus de 2 milliards d'euros du chiffre d'affaires est généré par les grandes surfaces alimentaires (GSA), soit 46,4 % du marché, 1,5 milliard d'euros par les magasins spécialisés bio, soit 35,4 % du marché.

Selon la 11ème édition du baromètre Agence Bio/CSA 2014 présentée le 28 mai, 75 % des consommateurs achètent régulièrement du bio et 49 % en consomment au moins une fois par mois. « Nous gagnons de plus en plus de clients sur ce marché avec 28 % de nouveaux entrants en 2013 », se félicite Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence Bio. Et 25 % d'entre eux comptent augmenter leurs achats de produits bio dans les mois qui viennent. « Les réfractaires au bio sont de moins en moins nombreux : 25 % en 2013 versus 36 % en 2012. Des données très encourageantes », indique Elisabeth Mercier.

Et si le marché gagne des consommateurs, c'est en partie dû à une offre de plus en plus importante et à des réseaux de distributions qui se développent. Plus de 2 milliards d'euros du chiffre d'affaires est généré par les grandes surfaces alimentaires (GSA), soit 46,4 % du marché, 1,5 milliard d'euros par les magasins spécialisés bio, soit 35,4 % du marché, le reste étant représenté par les artisans-commerçants, et la vente directe. « Les croissances les plus fortes concernent la vente directe et les artisans-commerçants avec le développement de l'offre de vin bio », explique Elisabeth Mercier.

Jouer sur la complémentarité des réseaux

Certes, le vin bio se développe, mais pas au détriment des autres produits. Les ventes sont à la hausse sur tous les segments avec des répartitions différentes selon les circuits de distribution. Par exemple, sur les fruits et légumes, 1er marché du bio en France, 42 % des ventes sont réalisées dans les magasins spécialisés contre 30 % pour les GSA. En revanche, pour la crèmerie, 67 % des ventes sont faites en GSA contre 24 % pour les magasins bio. "Les différents lieux de distribution sont essentiels pour le développement du bio en France car les consommateurs aiment diversifier leurs achats. Par exemple, il y a plus d'actes réalisés en GSA mais le panier moyen est plus important dans les magasins spécialisés. Il faut jouer sur cette complémentarité", ajoute-t-elle.

Equilibrer la balance commerciale

Aujourd'hui, 75 % des produits bio consommés dans l'Hexagone proviennent de France et les 25 % restant correspondent à l'importation de produits exotiques et de certaines denrées récolées dans d'autres pays de l'Union Européenne. Si la France exporte des produits bio à hauteur de 381 millions d'euros, la balance commerciale est cependant déficitaire aujourd'hui d'environ 300 millions d'euros. "Entre 2014 et 2015, nous devrions être à l'équilibre grâce à la progression exponentielle du vin", détaille Elisabeth Mercier. La France, qui occupe actuellement la 3ème marche du podium des pays européens du bio, pourrait grappiller des places rapidement...

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