Le bio « coupe le cordon » avec le rayon diététique

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Si le diététique vise une clientèle souffrant de problèmes de santé et suivant des prescriptions, le plus souvent d'ordre médical (sans sel, sans sucre, etc.), il n'en va pas de même pour le biologique, qui répond à une recherche de consommation saine et naturelle, exempte d'ajouts ou de produits chimiques de synthèse. Pour l'heure, fabricants et distributeurs, sous réserve de quelques différences ici et là, sont tombés d'accord pour que les produits bio soient placés dans les rayons classiques et non plus dans celui réservé traditionnellement à la diététique. Comme le souligne Bernard Gaud, directeur général de La Vie : « Même si nous n'avons pas la prétention de détenir l'unique vérité, une image s'impose : le biologique doit être retiré du rayon diététique. En effet, ce rayon est en moyenne quatre fois moins visité que le linéaire traditionnel. Il est vrai que nous avons pensé à installer dans les magasins des meubles bio, voire à mettre en place des rayons complets. Mais aujourd'hui, après un an d'expérience et d'observations, nous prêchons pour des îlots bio au sein des îlots conventionnels. A titre d'exemple, les pâtes doivent être au milieu de la grande famille des pâtes, les confitures avec les confitures, les huiles avec les huiles, etc. »

Marie Allègre, responsable du marketing chez Bio Vivre, répond : « Nous sommes pour une implantation éclatée ! Dans ce marché en plein développement, il vaut mieux avoir des produits bien identifiés, en alternative dans les rayons. Ainsi, le client les découvrira, puis les comparera et, ainsi, il pourra s'ouvrir à de nouvelles idées d'achat. »

Chez Monoprix, on n'est pas avare de signalétique. Des étiquettes marquées « bio », bien visibles et lisibles, indiquent la place des produits dans le linéaire, complétant utilement le label AB (Agriculture biologique) apposé sur les emballages.

En fait, une façon d'approcher la masse des consommateurs qui, aujourd'hui encore, n'achètent du bio qu'occasionnellement. Tous les clients ne sont-ils pas des consommateurs potentiels ?
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Article extrait
du magazine N° 1562

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