Le bio va frôler les 7 milliards d'euros fin 2016

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Le marché du bio connaît toujours une forte progression. Les ventes sont en croissance de 20 % et devraient atteindre près de 7 milliards d'euros fin 2016, avance l'Agence Bio. Pour continuer sur ces tendances, des chantiers de développement sont à l'étude.

Le marché du bio confirme son envol en 2016
Le marché du bio confirme son envol en 2016© Robert Kneschke

Peut-on encore parler de marché de niche ? Avec près de 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires, estimé pour fin 2016 selon l'Agence Bio, le marché du bio confirme son envol. Au premier semestre 2016, la consommation a augmenté de 20 %, de 18 % pour la GMS et de 25 % pour les magasins spécialisés. Une demande qui s'accélère et une offre qui continue à s'étoffer avec chaque jour l'arrivée de 21 nouvelles fermes bio sur le réseau. Par ailleurs, en 6 mois, 1 200 nouveaux opérateurs/transformateurs ont rejoint les rangs de l'aval du bio et environ 100 nouveaux magasins bio auront ouvert leur porte d'ici fin 2016.

Miser sur l'export et développer certaines filières

« Grandir c'est bien mais il ne faut pas aller trop vite. Il est nécessaire de travailler avec tous les acteurs de la filière pour que chacun y trouve son compte », explique Florent Guhl, directeur de l'Agence Bio. Et aujourd'hui, selon les demandes du ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, il faut identifier les nouveaux leviers de croissance, dans le cadre du Plan Bio 2017. L'export fait partie des chantiers. En effet, les entreprises françaises qui se sont positionnées sur le créneau enregistrent des progressions de l'ordre de 10 à 15 % de leur activité, la cosmétique étant un des secteurs les plus dynamiques. Par ailleurs, des barrières sont à lever. Par exemple, supprimer les inégalités régionales pour les aides au maintien et aux conversions du bio. « En effet, dans certaines régions, il y a beaucoup de conversions donc les enveloppes pour les aides au maintien des exploitations bio tendent à diminuer, il faut remédier à cela et nous travaillons dessus en ce moment avec le ministre de l'Agriculture », indique Florent Guhl. Enfin, il faut continuer à développer certaines filières à l'instar du porc. « Il n'y a pas assez de producteurs de porc bio en France. On trouve quelques offres en magasins spécialisés mais pas en GMS. Ainsi, la demande n'est pas satisfaite alors que les consommateurs plébiscitent ces produits », ajoute Florent Guhl.

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