Le Blu-Ray peut-il sauver le marché du disque ?

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Les promoteurs du Blu-Ray veulent imposer le format audio dans l'univers de la musique. Son argument: un son meilleur suscpetible de relancer l'intérêt pour les formats physiques. Reste à prouver que ce soit un argument qui intéresse encore les consommateurs.

Le lecteur Blu-ray
Le lecteur Blu-ray©

Changer de technologie pour réveiller la musique. C’est le pari que font les éditeurs de musique et les fabricants de produits électroniques. Alors que le chiffre d’affaires du marché de la musique a été divisé par près de trois entre 2004 et 2012 (589 millions d’euros en 2012) non compensé par les ventes numériques, les acteurs de la filière veulent croire les formats physiques ont encore un avenir. Lundi dernier l’association Blu-Ray Partners en compagnie du Simavelec et de Dolby ont fait la promotion lors d’une conférence de presse à la Maison de la Radio du nouveau format de Blu-Ray, le Blu-Ray Pure Audio.

Lancé en avril 2013 par Universal, ce format qui est pour l’heure passé relativement inaperçu est tout simplement un Blu-Ray dédié à l’audio. Une sorte de super CD qui propose une qualité de son meilleure que le bon vieux compact. Techniquement le Blu-Ray Pure Audio restitue un son en 24 bits sur une fréquence comprise entre 96 et 19 Khz quand le CD se contente du 16 bits et 44 Khz. Bref un son moins compressé et donc encore plus fidèle à l’enregistrement original puisque un même album pèse 15 fois plus sur un Blu-Ray Pure Audio que sur un CD.

Pour profiter de ce super son, il faut bien entendu disposer d’une platine Blu-Ray mais c’est le cas de 8 millions de foyers français selon l’association Blu-Ray Partner (principalement des consoles de jeux PS3 de Sony).

Et pour l’heure, si les Blu-Ray Pure Audio sont rares dans les bacs des disquaires (qui sont eux-mêmes très rares…), les éditeurs veulent promouvoir le format en 2014. Le pionnier Universal promet une centaine de références disponibles au premier trimestre et Sony Music a annoncé au CES de Las Vegas qu’il s’apprêtait à en lancer une quarantaine. Pas un engouement démesuré de la part des éditeurs mais une curiosité certaine. Du côté des distributeurs, si les spécialistes comme la Fnac ou Gibert en proposent quelques-uns en magasin, les hypers et supers n’ont pas encore bougé.

Et on peut aisément en comprendre la raison. Les Blu-Ray Pure Audio sont vendus 20 euros contre une petite quinzaine d’euros pour un CD dans le commerce et 10 euros un album en MP3. « Oui mais ce n’est pas la même qualité », arguent les défenseurs du Blu-Ray. Certes mais la haute-fidélité a-t-elle encore un sens pour le consommateur à l’heure du triomphe de la musique en MP3 ou streaming et où les chaines hi-fi disparaissent des salons au profit des petites barres de son ? En 1999, Sony et Philips avaient déjà tenté de donner un coup de jeune au format compact disc avec le SACD pour Super audio Compact Disc. Un format qui offrait un son, disait-on à l’époque quatre fois plus riche que le CD classique. On trouve principalement aujourd’hui la mention SACD dans les classements des sites technophiles sur les grands bides de l’histoire de la techno.

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