Le Brésil, en quête d'une influence internationale

Abilio Diniz
Abilio Diniz© DR

À force d'être un pays d'avenir, le Brésil est impatient d'exercer son nouveau pouvoir dès à présent. Mais malgré son potentiel et sa croissance économique record, le B des Bric manque encore cruellement de relais pour étendre son influence à l'étranger. Abilio Diniz le sait et semble avoir joué de cette corde sensible pour se mettre la classe politique dans la poche, à commencer par le « bras armé » bancaire du pays : « L'implication de la BNDES n'a aucune pertinence stratégique pour le Brésil. Elle n'engage le développement d'aucune technologie ou infrastructure qui profiterait à la population, estime Eugenio Foganholo, directeur du cabinet de conseil Mixxer, à São Paulo. Il faut sans doute y voir avant tout un geste d'amitié de l'ex-président. »

En revanche, si la fusion Carrefour-Pão de Açucar se fait, Dilma Roussef pourra se féliciter de préserver un champion national de la grande distribution, avec la possibilité, à l'avenir, d'acquérir les autres filiales sud-américaines de Carrefour, tout en gardant à distance l'influence américaine de Wal-Mart.

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Article extrait
du magazine N° 2190

Couverture magasine

Tous les jeudis, l'information de référence de la grande consommation Contactez la rédaction Abonnez-vous

Appels d’offres

Accéder à tous les appels d’offres