Le Cannet : un Leclerc vaut deux Super M

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L'ancien Super M repris par Anny Courtade sous l'enseigne Leclerc a doublé son chiffre d'affaires en moins de deux ans. · Grâce à une réimplantation et à l'extension de l'assortiment.

Dix-huit mois après sa réouverture sous l'enseigne Leclerc, l'ancien Super M du Cannet, près de Grasse, enregistre un chiffre d'affaires annuel de 450 millions de francs, contre moins de 200 millions l'année précédant sa reprise. « Nous n'avons gardé que les murs », explique Anny Courtade, la nouvelle propriétaire du TGS (4 000m2). Un mois après son arrivée, en mars 1995, celle qui est aussi PDG de Lecasud a investi 45 millions de francs dans le remodelage du magasin. 15 millions ont été consacrés au remplacement du mobilier. Parkings et station-service ont été refaits à neuf et 1 800 m2 de laboratoires créés.

Afin de s'adapter à la forme triangulaire du bâtiment et surtout à sa surface intermédiaire entre celle d'un supermarché et celle d'un hypermarché, la réimplantation des rayons a dû faire quelques entorses au concept Leclerc. Les produits frais recouvrent ainsi plus de 55% de la surface. « Nous n'avons pas regretté ce choix, car, tout en restant un hypermarché, nous jouons aussi le rôle d'un magasin de proximité, une partie importante de la clientèle venant jusqu'à trois fois par jour », explique Anny Courtade.

Le magasin est découpé en quatre zones par deux allées principales qui se croisent au centre de la surface. La partie située à gauche de l'entrée est réservée au DPH et aux liquides. Dix éléments sont consacrés à l'épicerie fine avec un rendement de 200 000 F/m2/an. Le carré de gauche est destiné aux produits frais. Il est composé de rayons traditionnels en boucherie-charcuterie, traiteur, crémerie et d'un banc poissons de 11,5 m qui réalise 1 million de francs de CA par mois. Un bon chiffre comparé aux 600 000 F de la moyenne régionale mensuelle de Leclerc. Les fruits et légumes occupent 320 m2. Quatre stands permanents permettent d'animer l'univers des produits frais.

Le bazar est installé dans la partie droite, au fond du magasin, où se trouve également un point culturel en LS. Enfin, la dernière partie est réservée au textile sur 600 m2, au Manège à Bijoux et à la parfumerie.

Devant la cafétéria, qui héberge le nouveau concept « resto-pâtes », la galerie marchande s'étend sur 300 mètres et comprend trois magasins spécialisés : fleurs, presse et chocolaterie. Une rôtisserie et un serrurier-cordonnier ont été ajoutés sur le parking ainsi qu'un distributeur de billets, une cabine photo et un point accueil.

Mais c'est peut-être la volonté d'Anny Courtade de densifier l'offre qui a permis de gonfler les ventes. Les meubles de rangement ont tous été surélevés pour permettre de passer de 18 000 à 40 000 références ! Un élargissement de l'assortiment qui a nécessité une organisation spécifique sur le plan logistique. Ainsi, pour assurer un réassort rapide, des chambres froides ont été créées derrière les rayons de ceinture et jouent le rôle de stocks-tampons. Le magasin travaille en outre avec un entrepôt déporté situé à Cannes.

Signe du succès rencontré par le remodelage : la fréquentation varie entre 4 600 et 5 200 passages en caisse journaliers en semaine et atteint les 6 500 le samedi.

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Article extrait
du magazine N° 1529

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