Le cash, toujours indétrônable?

|

Alors que nouveaux moyens de paiement dématérialisés sortent, Brink's a encore de grands défis à relever dans le cash management. La société a d’ailleurs lancé il y a plus d'un an Momentum, l’offre d’ingénierie fiduciaire pour signifier son changement de business model, qui doit mieux répondre aux nouveaux besoins des magasins en termes de gestion des espèces.

Dans le cas où un commerçant n’accepterait plus d’argent liquide comme moyen de paiement, près de 4 Français sur 10 (39%) font part de leur intention de modifier leurs habitudes de consommation en signe de protestation. (Etude Ifop - Brink's France)
Dans le cas où un commerçant n’accepterait plus d’argent liquide comme moyen de paiement, près de 4 Français sur 10 (39%) font part de leur intention de modifier leurs habitudes de consommation en signe de protestation. (Etude Ifop - Brink's France)© FB Copyright: Frederic Buxin
Plus de 7 Français sur 10 ont recours aux espèces au moins une fois par semaine et un quart (25 %) l’utilise même quotidiennement. Parmi les autres moyens de paiement testés, seule la carte bancaire bénéficie d’une fréquence d’utilisation similaire (23 % l’utilisent tous les jours et 79 % au moins une fois par semaine). Le paiement en ligne, le chèque bancaire, le paiement sans contact ou les cartes prépayées rechargeables présentent pour leur part une utilisation nettement plus marginale. C’est le résultat d’une étude Ifop menée pour Brinks et publiée en avril 2015. Si la part de paiement sans contact a pu prendre un peu d’ampleur, le constat reste en tout cas similaire : les Français aiment le cash !
D’ailleurs, toujours selon la même étude, 91 % des Français estiment que le paiement en espèces existera toujours, bien que 26 % anticipent sa disparition progressive face à la multiplication des autres moyens de paiement dématérialisés. Cette disparition n’est néanmoins souhaitée que par 14 % des personnes interrogées, "signe supplémentaire de l’attachement des Français à ce type de paiement", précise Brink's. Et dans le cas où un commerçant n’accepterait plus d’argent liquide comme moyen de paiement, près de 4 Français sur 10 (39 %) font part de leur intention de modifier leurs habitudes de consommation en signe de protestation…
 
Le cash management essentiel pour les entreprises
Pour les entreprises, la circulation des espèces implique donc de prendre en compte des mesures pour gérer ce flot d’argent. Il existe différentes solutions en front office où dès la ligne de caisse l’argent est sécurisé (Lire l’exemple d’Intermarché) et en back-office, où le personnel dépose les fonds de façon manuel avec un traçage informatique du dépôt.
"Les solutions sont plus ou moins riches en fonctionnalités, détaille Patrice Moreau, directeur marketing de Brink's France, où l’on peut valoriser les billets, ou les billets et les pièces ainsi que distribuer des billets et des pièces. Le sujet du cash management commence à mûrir chez nos clients. De nouveaux concepts de distributeurs incluent d’ailleurs dès le départ un système de gestion des espèces. Et avec les logiciels disponibles, il est aussi possible de connaître en temps réel le niveau d’encaissement et d’agir en cas d’écart trop important."
Brink's commercialise d’ailleurs les automates avec les logiciels, la prestation de collecte et la garantie de fonds allant de 15 000 à 100.000 euros. La société enregistre une progression de 30 à 40% par an et cible pour 2015 l’installation de plus de 2000 automates.
 
L’apport de l’informatique pour une gestion au plus juste
Pour coller aux nouveaux besoins du marché en termes de gestion d’argent, Brink's a d’ailleurs modifié son business plan en juin 2014. Et l’entreprise a choisi la date symbolique du 18 pour lancer son "Appel du cash". "Nous faisons évoluer notre offre pour accélérer le flux de cash et le gérer de façon plus efficiente en planifiant les ramassages chez les clients", détaille Patrice Moreau.
Tout le système repose sur l’informatique avec le calcul des flux attendus en point de vente. La collecte des fonds sera alors déclenchée dès lors que le seuil fixé sera atteint. Cette gestion en flux tendu permet donc de piloter le service au plus juste et donc avec un prix adapté aux vrais besoins. En revanche, cela suppose un partage d’informations entre les services de Brinks et les magasins. Mais comme il s’agit de gagner en efficacité, les distributeurs suivent bien que cela demande de longues négociations pour la mise en place du système.
 
 
Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter