Le casse-tête du prix

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Après une année 2013-2014 compli­quée du côté des cours du prix du lait, les négociations entre producteurs, industriels transformateurs et distributeurs avaient abouti à un terrain d’entente. Sur l’année 2014, les prix sur le rayon fromages LS avaient en effet augmenté de 1,2% en moyenne, avec un pic à + 6,2% pour ceux à base de chèvre. Mais déjà, fin 2014, de nouvelles tensions ont ressurgi. Des conflits sont apparus entre certains géants de la crémerie (Bongrain et Lactalis) et leurs producteurs de lait. L’embargo russe, le manque de croissance en Europe et la baisse du cours de la poudre de lait ont une nouvelle fois lourdement affecté le prix du lait.

En octobre déjà, le groupe Bongrain avait annoncé que le prix payé aux producteurs laitiers en Mayenne allait être revu à la baisse de 1 € pour 1 000 litres de lait. Une semaine plus tard, nouveau rebondissement : Bongrain annonce une nouvelle baisse de 14€ pour 1 000 litres de lait pour ses producteurs en Aquitaine. Si les éleveurs se sont insurgés, Bongrain a répondu être en avance sur les prix depuis le début de l’année 2014 et effectuer ainsi un rattrapage en fonction des régions. Plus récemment, c’est le géant mondial Lactalis qui est revenu, lui aussi, sur ses tarifs. En effet, quelque 500 éleveurs de l’Organisation des producteurs de Normandie-Centre (OP) ont lancé une action en justice pour contester le prix d’achat du lait par Lactalis, qui, selon eux, ne respecte pas le contrat. La Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), qui soutient l’action des éleveurs, a chiffré que la rémunération offerte par Lactalis a fait perdre 800€ par ferme de producteurs de l’OP Normandie-Centre en 2014.

De son côté, le groupe affirme avoir respecté ses engagements et suivi les évolutions de marché sur l’année. Face à ce conflit, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a déclaré être favorable à une médiation. Les négociations commerciales avec la grande distribution, qui se terminent le 28 février 2015, ne vont pas être sans surprise cette année…

Les tops

  • Fromages de chèvre + 5,1%
  • Pâtes pressées cuites + 5,1%
  • Pâtes fraîches + 3,7%

Les flops

  • Pâtes pressées non cuites + 1,5%
  • Pâtes persillées + 1,5%
  • Pâtes molles + 0,8%

Données en CAM en décembre 2014 vs 2013, total HM+SM+HD+drives

Source : Nielsen

  • 5,7 Mrds € Le chiffre d’affaires des fromages LS, à + 3%
  • + 1,2 % La croissance en volume
 

Source : Nielsen

  • 8,60 €/kilo Le prix moyen du fromage LS, à + 1,7%
  • 39,8% La part de marché en valeur des MDD dans les fromages LS 
  • 3% La part de marché en valeur des fromages LS en drives, à + 0,6 point

 

Chiffres en CAM à fin décembre 2014, total supers, hypermarchés, hard-discount et drives

 

Source : Nielsen

 

44 fois par an et par acheteur, CAM à septembre 2014, PGC + FLS en France

Sources : Homescan, Nielsen

 

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Article extrait
du magazine N° 2353

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