Le chiffre d’affaires de l’agriculture a chuté de 4,2% en 2013 selon l’Insee

|

La valeur de la production agricole, qui peut s’apparenter au chiffre d’affaires, s’est établie à 72,9 milliards d’euros, en recul de 4,2%. Les subventions reculent aussi, de 9,5 à 9,1 milliards d’euros. Les cours dans certains secteur de la production végétale se sont effondrés, et la filière volaille continue de souffrir.

Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture. Son secteur souffre.
Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture. Son secteur souffre.

La baisse des prix des matières premières agricoles, et surtout des céréales, a des répercussion sur le volume d’affaires de l’activité agricole, dont la valeur de production est estimée par l’Insee à 72,9 milliards d’euros. Ce chiffre ne concerne que la production agricole, hors transformation ou agroalimentaire. Les produits végétaux pèsent 41,9 milliards d’euros, en chute de 8,4%, tandis que le secteur animal, qui représentent 26,4 milliards d’euros, affichent une hausse de 2,2%.

Plus en détail, certains secteurs connaissent des reculs considérables. Les céréales (11,3 milliards d’euros) chutent de 23,1 %, les oléaprotéagineux (2,2 milliards d’euros) de 35,2 %, les betteraves (1 milliard d’euros) de 14,9 %. En revanche, les vins (10,6 milliards d’euros) gagnent 8,7 % et talonnent désormais les céréales en valeur, les fruits et légumes (7,8 milliards d’euros sont stables).  Malgré les hausses, l’ensemble reste donc négatif.

Revenu agricole en chute de 20 %

Dans les produits animaux, les ventes au niveau du bétail sont également à la hausse, de 1,7 % à 11,7 milliards d’euros, de même que le lait à 9,8 milliards d’euros, en hausse de 5,1 %. Le troisième gros poste du secteur, la volaille et les œufs, affichent une valeur de 4,9 milliards d’euros, en recul de 2,6 %. D’après ces chiffres, les filières animales ont donc globalement moins souffert que dans le passé et moins que les produits végétaux, sauf les œufs et la volaille, qui continuent à traverser une très grave crise.

Autre évolution notoire qui risque de tendre la situation des exploitants agricoles, les subventions. Celles-ci affichent une baisse de 400 millions d’euros à 9,1 milliards d’euros. L’Insee anticipe une forte contraction du revenu agricole par actif, de l’ordre de 20 %, compte tenu de la baisse des subventions, des prix, de l’augmentation des charges et de la consommation de capital fixe. Et sur les premiers mois de 2014, les chiffres ne montrent pas de rebond, la guerre des prix en France et les cours mondiaux ne faisant apparaître aucune amélioration. A coup sûr, ces chiffres serviront dans le dialogue entre les pouvoirs publics et les syndicats agricoles...

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

X

Recevez chaque semaine l’essentiel de l’actualité des marchés, des distributeurs et des fournisseurs de produits alimentaires.

Ne plus voir ce message