Marchés

Le chiffre d’affaires de l’agriculture s’établit à 75 milliards d’euros en 2012, en hausse de 5 %

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Le « volume de production hors subventions » de l’agriculture, qui pourrait s’apparenter à un chiffre d’affaires s’il s’agissait d’une entreprise, s’établit à 75 milliards d’euros en 2012, selon des chiffres du ministère de l’agriculture (Agreste) avec une baisse du volume produit de 3,3 %, mais une hausse des prix de 8,6 %, donnant une croissance en valeur au final de 5,1 %. Il s'agit de chiffres prévisionnels.

L'agriculture pèse 75 milliards d'euros en 2012, en hausse de 5 %
L'agriculture pèse 75 milliards d'euros en 2012, en hausse de 5 %

Les productions végétales comptent pour 45 milliards d’euros dans le total, en baisse de 4 % en volume, mais en hausse de 11,2 % en prix, offrant une croissance finale en valeur de 6,8 %. Les productions animales ont réalisé pour leur part 26 milliards d’euros, en baisse de 2,7 % en volume, mais avec des prix en hausses de 5,5 % et une croissance en valeur globale de 2,7 %.

Période faste

L’agriculture en France vit donc une période faste, même si la situation de la production animale fait l’objet de vives tensions en raison du coût de l’alimentation animale. Les cours des céréales et des grandes cultures comme la pomme de terre s’envolent, les prix des fruits et légumes sont en forte hausse. Seul le prix des betteraves, en raison de chutes du cours du sucre, sont en baisse de 6,9 %. Dans la filière animale, le prix des œufs a flambé de 40 % , tandis que la hausse touche les bovins et les porcins. Le prix du lait baisse et les vins ont connu une très forte chute de volume ( -17 %) que la hausse des prix de 5,6 % ne permet pas de compenser.

Baisse des subventions, hausse des coûts

Les subventions sur les produits se sont élevées à 1 milliard d’euros et sont en constante diminution (2,5 milliards en 2007) en raison d’une réorientation vers les aides à l’exploitation qui constituent 90 % des aides directes à l’agriculture, et qui s’élèvent à 8,2 milliards d’euros, en baisse de 5 %.  Les chiffres publiés font également apparaître une forte augmentation des « consommations intermédiaires », indispensables aux agriculteurs pour produire. L’énergie et les lubrifiants ont augmenté de 13,6 %, les engrais de 14,5 % (mais l’utilisation a baissé d’autant), et les aliments pour animaux de 7 %.

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