Le commerce associé passe la barre des 140 milliards d’euros de chiffre d’affaires

|

Les 148 enseignes du commerce associé, d’Optic 2000 à Leclerc, ont réalisé ensemble un chiffre d’affaires de près de 142 milliards d’euros, en croissance de 3,1 %, notamment grâce à la création de 766 nouveaux points de vente. Le modèle économique serait très résistant à la conjoncture...

Guy Leclerc, président de la Fédération du commerce associé.
Guy Leclerc, président de la Fédération du commerce associé.

Le modèle économique du commerce associé – qui comprend des coopératives de commerçants ou des groupements organisés de manière identique – continue de produire de la croissance. Plus de 30 000 patrons de PME, à la tête de 42 700 points de vente, ont passé pour la première fois la barre des 140 milliards de chiffre d’affaires. 90 % d’entre eux n’exploitent qu’un point de vente, mais certains sont propriétaires de dix ou quinze magasins, parfois dans plusieurs métiers, comme le sport ou le bricolage. Les chiffres ont été livrés lors d’une conférence de presse de Guy Leclerc, président de la Fédération du commerce associé, et d’Alexandra Bouthelier, déléguée générale.

«Il faut retenir trois chiffres essentiels, a indiqué Guy Leclerc. Outre l’évolution du chiffre d’affaires, nous avons créé 5 300 emplois  et nous employons plus de 500 000 salariés, grâce à 30 000 entrepreneurs  qui ont choisi ce mode de fonctionnement générateur de performance et de croissance ». Outre la création des 700 nouveaux points de vente, la fédération a enregistré l'entrée de 1 646 points de vente issus d'autres réseaux, mais 2 000 magasins sont également sortis du modèle, soit vendus à des intégrés ou ayant rejoint un réseau de franchise. Au final, le solde reste positif de près de 300 points de vente. Evidemment, les enseignes les plus connues sont Leclerc, Système U, Intermarché, mais aussi Bébé 9, Inter-Hôtels, Canal BD ou Sport 2000, par les 148 enseignes nationales que compte la fédération.

Interrogé sur l’attractivité de la franchise qui pourrait faire de l’ombre au commerce associé, Guy Leclerc n’a pas manqué de faire des comparaisons. «Les groupes intégrés n’arrivent plus à se développer et essaient de le faire via la franchise, mais la franchise a perdu 10 % de son chiffre d’affaires l’an dernier, à environ 50 milliards d’euros, quand notre CA est près de trois fois supérieur et en croissance». En réalité, le secteur de la franchise n’aurait perdu que 3 milliards d’euros, notamment à cause de la fermeture de nombreux petits magasins de téléphonie ou le rachat de franchisés par les groupes. Mais, effectivement, le modèle coopératif semble plus résistant à la crise, même si, évidemment, il est beaucoup moins internationalisé que les enseignes « capitalistes »…

 

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.
Franchise explorer

Franchise explorer

L’expertise au service du secteur de la franchise

Toute l'actualité

Toute l'actualité des secteurs d'activité en franchise

X

Recevez chaque semaine l'actualité des réseaux de franchise de la grande distribution et de la restauration.

Ne plus voir ce message