« Le commerce couvre moins de 3% des sols artificialiés »

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La part du territoire consacrée au commerce reste très faible, selon Procos.
La part du territoire consacrée au commerce reste très faible, selon Procos.

A 27 m² par seconde, elle court, elle court, « l'artificialisation » des sols. Le mot, peu facile à prononcer, n'entre pas moins dans le débat sur l'urbanisme commercial. Cécile Duflot, la ministre en charge de l'Égalité des territoires, préparant un projet de loi qui pourrait assujettir le droit d'installation à la lutte contre cette artificialisation. Mais le commerce, et ses zones si souvent conspuées dans la défiguration de l'Hexagone, est loin d'être le premier contributeur au phénomène. Comme le démontrait Pascal Madry, directeur de Procos, lors de la conférence « Quel foncier pour le développement d'un commerce durable ? », de l'Institut pour la ville et le commerce, le 26 mars.

La superficie de la France métropolitaine s'élevant à 55 millions d'hectares, les zones artificialisées en représentaient 8,9% en 2010 (4,9 M ha). Et le commerce occupe, pour sa part, 134 000 ha (selon Agreste-ministère de l'Agriculture). « Soit un foncier équivalent à 0,2% de la superficie de la France et ne représentant que 2,7% des sols artificialisés », précise Pascal Madry. Mais, surtout, l'artificialisation progresse de 86 000 ha/an, avec « le logement en tête (50%), suivi des routes (20%), des équipements sportifs et de loisirs (9%) et de l'industrie (4%). L'artisanat et les services, dont le commerce, ne contribuent qu'à 2,7%. » Et de calculer « que, au rythme actuel de l'artificialisation, il faudrait attendre cinq siècles pour que le territoire soit totalement artificialisé ! »

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Article extrait
du magazine N° 2268

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