Le commerce spécialisé boucle une année 2017 en recul de 0,2% [Procos]

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2017 se ressent du mauvais mois d’octobre qui a totalement remis en cause le regain du commerce spécialisé que pouvaient laisser espérer les 9 premiers mois. Et l’effet dopant des opérations Black Friday sur novembre s’est fait au détriment de décembre.

Selon le panel annuel 2017 de Procos, les centres commerciaux réalisent de meilleures performances en centre-ville (+ 0,2 %) qu’en périphérie (- 0,3 %). A l’inverse, les magasins en pieds d’immeubles sont en retrait dans les centres-villes (- 1,2 %), alors que les moyennes surfaces réalisent une très légère croissance (+ 0,2 %) dans les périphéries urbaines. Photo : Muse ouvert au cœur de Metz fin 2017.
Selon le panel annuel 2017 de Procos, les centres commerciaux réalisent de meilleures performances en centre-ville (+ 0,2 %) qu’en périphérie (- 0,3 %). A l’inverse, les magasins en pieds d’immeubles sont en retrait dans les centres-villes (- 1,2 %), alors que les moyennes surfaces réalisent une très légère croissance (+ 0,2 %) dans les périphéries urbaines. Photo : Muse ouvert au cœur de Metz fin 2017.

"Jeu à somme nulle !". C’est ainsi qu’André Tordjman, administrateur de Procos, la fédération du commerce spécialisé a commenté son bilan annuel 2017, qui fait ressortir l’indice d’activité du commerce de détail à - 0,2 %. Une quasi stabilité, aussi proche du degré zéro que l’avait été le bilan 2016 à + 0,2 %.

Décembre 2017 défavorisé par le pic du Black Friday

Déjà, avant d’examiner l’année 2017 dans son ensemble, voyons comment elle s’est terminée. Mal aussi ! En effet l’activité de décembre a été négative (- 1,4 %) par rapport à un bon mois de décembre 2016 (+ 2 %). Certes, novembre 2017 avait enregistré un pic à + 4 %. Mais avec un mois d’octobre ayant «dévissé» de - 12,7 %, nul rattrapage n’a bénéficié au dernier trimestre. Bien au contraire, celui-ci "a été marqué par le Black Friday qui a probablement entraîné des anticipations d’achat sur novembre et défavorisé l’activité du mois de décembre" commente le communiqué de Procos.

Fin d’année difficile pour l’équipement de la maison et les centres-villes

Toujours sur le dernier mois de l’année, c’est l’équipement de la maison qui enregistre le retrait le plus important (- 3,4 %). L’équipement de la personne (- 1,8 %) et l’hygiène-santé beauté (- 1,1 %) affichent également des résultats négatifs. La restauration stagne, et seuls les services sont positifs (+ 6 %). En termes d’emplacements, durant décembre 2017, ce sont les centres-villes qui connaissent les moins bonnes performances (- 3,8 %). Particulièrement les pieds d’immeubles (- 5,6 %) alors que les centres commerciaux de centre-ville résistent mieux (- 1,1 %). Les commerces installés en périphérie (- 0,1 %) s'en sortent moins mal que ceux des centres-villes, soutenus par les centres commerciaux (+ 0,7 %). Compte tenu de la contreperformance de  l’équipement de la maison très représenté dans la catégorie, les moyennes surfaces voient leur activité s’étioler (- 1 %).

Un dernier trimestre perturbé

Les douze mois de l’année 2017 se concluent ainsi avec un indice de performance de - 0,2 %, soit une très légère baisse d’activité cumulée dans les points de vente à surface comparable. "L’année avait particulièrement mal débuté avec un mois de janvier très difficile essentiellement touché par un retard de début des soldes", rappelle Procos. Mais, "c’est la fin de l’année qui a surtout été marquée par les variations fortes des performances entre les différents mois. Après un bon mois de septembre, octobre a été particulièrement difficile à cause d’une météorologie estivale, totalement décalée par rapport aux produits proposés dans les magasins pour l’équipement de la personne. L’activité dynamique de novembre permettait d’espérer un bon quatrième trimestre mais il semble que les fortes opérations du Black Friday aient donc généré des anticipations d’achats de Noël, ce dont a souffert l’activité de décembre (- 1,4 %)". Le 4ème trimestre est donc fortement en retrait à - 3,4 %.

Prime aux centres commerciaux intra-urbains en 2017

En cumul annuel 2017, l’activité de la périphérie étant stable est finalement légèrement meilleure que celle du centre-ville (- 0,6 %). "Notons qu’en centre-ville, les centres commerciaux réalisent de meilleures performances (+ 0,2 %), que les magasins en pieds d’immeubles (- 1,2 %), nuancent les spécialistes de la fédération. En périphérie, c’est le contraire : les centres commerciaux terminent avec une activité cumulée négative (- 0,3 %) alors que les moyennes surfaces réalisent une très légère croissance (+ 0,2 %)". Retenons finalement que les centres commerciaux de centre-ville font performance égale avec les moyennes surfaces de périphérie.

 

L’équipement de la personne à la peine

Procos résume ainsi la situation annuelle par secteurs d’activités, "au cumul 2017, l’alimentaire spécialisé, les loisirs, la restauration et les activités de services connaissent une année satisfaisante et celle-ci est bonne aussi pour les activités de culture-loisirs, ce qui était déjà le cas en 2016. De même la restauration, en difficulté en 2016, a connu une reprise d’activité en 2017". En revanche «les secteurs de l’équipement de la personne ont connu une activité en demi-teinte, très irrégulière. Même si 2017 a été meilleure que 2016, année très difficile, le regain d’activité n’est pas assez soutenu pour acter le retour à une dynamique durable. Cette inversion de tendance pourrait tout de même se poursuivre en 2018".

 

Le Ying et le Yang de 2018

Procos souligne que "les principaux indicateurs économiques et sociaux semblent favorables pour 2018. L’Insee prévoit un niveau de croissance du PIB à 1,9 %, un indicateur de confiance des consommateurs qui continue de s’améliorer. De même, les prévisions en termes d’emploi sont favorables et linflation devrait être contenue". Et pourtant "il n’est pas certain que la consommation des ménages soit dynamisée par ces éléments dans la mesure où, selon l’Insee, le pouvoir d’achat devrait être pénalisé dans un premier temps par la hausse des carburants. De plus, l’augmentation de la CSG intervient dès janvier 2018 alors que la baisse de cotisations sociales n’interviendra qu’en octobre. Les prévisions d’augmentation du pouvoir d’achat se limitent à + 0,2 %". 2018 pourrait donc être une année de transition pour le commerce de détail, avec des hypothèses d’amélioration de la consommation de textile selon l’Institut Français de la Mode (Précision 2018 à + 0,4 % contre + 0,2 % en 2017). Mais la trop faible augmentation du pouvoir d’achat ne devrait pas permettre d’envisager une véritable dynamique en matière de consommation.

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