Le commerce spécialisé dérape de 5% en février

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Les effets du climat et l’atonie chronique de la consommation se conjuguent avec des décalages calendaires et un historique défavorables. On enregistre des baisses jusqu’à 7% et plus dans les moyennes surfaces des parcs d’activités commerciales ou les boutiques sur rue de centre-ville.

Même si mars a davantage marqué les esprits, les conditions climatiques étaient déjà défavorables en février dernier.
Même si mars a davantage marqué les esprits, les conditions climatiques étaient déjà défavorables en février dernier.

Du rarement vu! L’activité du commerce spécialisé accuse un repli en février en finissant le mois à -5%, par rapport à février 2012 (à périmètre comparable), selon l’enquête de panel mensuel de Procos (50 enseignes interrogées sur leurs performances dans 50 pôles de référence, situés dans 15 agglomérations). Parmi les diverses explications de cette dégradation d’activité, il faut d’abord tenir compte d’un historique favorable. Le mois de février 2012 avait en effet fini à + 1,4 %. A cela s’ajoute des décalages calendaires défavorables: le mois de février comptait 28 jours - dont 21 ouvrés- en 2013, contre 29 jours dont 22 ouvrés, en 2012.

Source: PROCOS

Effet climatique….

Mais l’analyse serait évidemment incomplète sans évoquer les conditions climatologiques déjà défavorables en février, même si mars a davantage marqué les esprits. Février 2013 a tout de même connu "un épisode hivernal marqué par de nombreuses perturbations neigeuses, ayant contraint les mobilités d’achat", souligne le communiqué de la fédération Procos.

… et atonie de la consommation

Il faut enfin intégrer en ligne de compte, cette "maladie de langueur" que traversent les Français avec l’atonie durable de la consommation. Dont les symptôme sont les rétentions ou reports d’achats liés aux inquiétudes des ménages sur l’évolution de leur pouvoir d’achat et de leur emploi, avec en parrallèle la progression des parts de marché d’Internet…

Les moyennes surfaces de PAC à la peine

Nul format n’échappe à la déprime. Les moyennes surfaces des parcs d’activités commerciales sont les plus frappées, à -7,3%. Derrière les boutiques sur rue de centre ville guère moins vaillantes à -7%. Les boutiques de centre commercial résistent mieux mais restent en négatif. A -3,3% pour celles implantées en centre commercial de centre ville ; à -2,1% pour celles implantées en centre commercial de périphérie. De même aucun secteur d’activité n’est immunisé. L’équipement de la maison et l’équipement de la personne accusent les plus fortes baisses. Seul le secteur de l’hygiène beauté santé finit le mois légèrement positif.

Source: PROCOS
 

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