Le Cora de Colmar se fait toujours moins énergivore

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En 2017 débutait, au sein de l’unité Cora de Houssen, en Alsace, un important chantier de rénovation de l’ensemble de ses équipements techniques. Avec l’objectif de privilégier des installations « vertes ».

Inaugurés en 1998 au cœur d’une nature verdoyante, près du bourg de Houssen (68) et à quelques battements d’ailes de cigogne des premiers monts du massif des Vosges, l’hypermarché Cora et la galerie commerciale qui l’accueille se sont vu offrir, à partir de 2017, une cure de jouvence. Fin novembre 2018 était d’abord ouverte, après dix-huit mois de travaux, l’extension de la galerie, désormais habillée d’une façade extérieure en bardage bois et en panneaux poli-­miroirs, la faisant passer de 8 500 à 14 500 m2 (de 42 à 52 boutiques). « Dans la foulée, nous avons entrepris le remodeling de l’hyper, soit un investissement de 9 millions », précise Michel Perez, son manager maintenance surveillance. Ce Franc-Comtois fidèle de Cora depuis 1992 est en poste, ici en Alsace, depuis 2009.

Réserves en eau souterraine

Parmi les premières décisions prises dans ce projet de rénovation pour doter le magasin d’équipements vertueux sur le plan environnemental : celle d’installer, dans les entrailles de l’hyper, une centrale de réfrigération qui fonctionne au CO2, un gaz non polluant, refroidi par l’eau puisée au cœur de la nappe phréatique rhénane (l’une des plus importantes réserves en eau souterraine d’Europe !). « Avant, et ce depuis 1998, notre centrale de production de froid fonctionnait au gaz R404, relève Michel Perez. Désormais, et après avoir investi 1 million d’euros sur cette nouvelle installation écologique, nous ne rejetons plus aucun polluant dans l’atmosphère. » Et d’ajouter : « En 1998, déjà, nous avions installé des pompes à chaleur pour les besoins en chauffage et en eau chaude sanitaire, des équipements qui ont la particularité d’offrir une faible consommation en énergie. »

Mi-2020, une nouvelle étape vertueuse est franchie (toujours pour la production du froid) avec l’installation de portes sur l’ensemble des meubles des produits frais ­industriels. Résultat : « Nous ne déplorons plus aucune déperdition de froid dans les rayons, ce qui a réduit de 40 % notre consommation énergétique, poursuit Michel Perez. Et pour le client, c’est du confort en plus : dans les rayons, il n’a plus cette désagréable sensation de fraîcheur. » Pointant du doigt le rayon charcuterie, le manager maintenance ajoute : « Nous l’avons équipé, dans le même temps, d’une grille qui se ferme automatiquement tous les soirs afin, là aussi, de conserver la fraîcheur des aliments. »

Une cigogne pour mascotte

Poursuivant notre reportage dans le magasin, Michel Perez nous invite à lever la tête. S’offre tout d’abord à nos yeux une immense verrière sertie au plafond (équipée de filtres anti-­UV), puissante source de lumière naturelle, mais néanmoins insuffisante pour éclairer parfaitement les lieux. En guise de complément ont été accrochés, début 2020, sur l’entièreté du plafond du site près de 3 000 mètres de linéaires de leds graduables. Avec, là encore, des résultats à saluer : une consommation d’électricité réduite de 50 % par rapport à l’ancienne installation. À noter que les leds se sont également invitées dans les linéaires froids, avec toujours le souci de bien mettre en valeur les produits.

Nous grimpons sur le toit de l’hypermarché (un paquebot de 233 mètres de long pour 70 de large). À l’ouest, les Vosges. À l’est, La Forêt-Noire. Et sur le sol, d’imposants rooftops sont ancrés. La fonction de ces unités de toitures autonomes, installées en mars 2020 ? Produire du froid et de la chaleur, à la fois pour les besoins du site en climatisation et en chauffage. Devant nous, tout en haut d’un poteau métallique, une cigogne a fait son nid. « C’est la mascotte du magasin ! », s’amuse notre guide.

Redescendus sur terre, nous foulons les allées du parking, doté notamment de six bornes de recharge pour les véhicules électriques. En ce mois de juin devait débuter ici, et ce pour près d’un an, un chantier d’envergure, soit l’installation de panneaux photovoltaïques couvrant 26 000 m2 de superficie. Posés sur des structures à toitures permettant d’abriter les véhicules, ils produiront 50 % des besoins du site en électricité. Une étape de plus franchie dans le cadre de ce vaste projet en faveur du développement durable.

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Article extrait
du magazine N° 2658

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