Le coronavirus pourrait coûter 1 milliard d'euros à Tesco (compensé par la forte hausse de l’activité)

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Le distributeur britannique a publié aujourd’hui les résultats de son exercice annuel clos fin février. Une actualité reléguée au second plan par le coronavirus qui pourrait engendrer des coûts supplémentaires de 650 à 925 millions de livres. Mais Tesco estime toutefois que divers facteurs pourrait compenser ces montants.

La hausse de l'activité, les baisses d'impots et une gestion opérationnelle prudente pourraient plus que compenser les coûts supplémentaires liés au coronavirus selon Tesco.
La hausse de l'activité, les baisses d'impots et une gestion opérationnelle prudente pourraient plus que compenser les coûts supplémentaires liés au coronavirus selon Tesco.

Tesco a bouclé son exercice 2019/2020 le 29 février, soit juste avant le début de la vague du coronavirus au Royaume-Uni. Les résultats sont partagés, avec un chiffre d’affaires de 56,5 milliards de livres sur 52 semaines (en recul de 1% à taux de changes constants) et un résultat opérationnel en progression de 12,6% à 3 milliards de livres. Les marges se sont améliorées, tout comme la perception de l’enseigne par les consommateurs, comme l'indique l'entreprise. Mais les regards restent tournés vers l’exercice qui vient de démarrer, avec une crise sanitaire qui rejaillit sur la grande distribution et la met sous tension. Tesco, numéro un du secteur au Royaume-Uni avec près de 28% de part de marché, a échafaudé plusieurs scénarios, selon lesquels l’impact sur les couts de l’activité retail ("retail cost lines") pourrait être compris entre 650 et 925 millions de livres sterling. Soit entre 735 millions et 1,05 milliard d’euros. Cette somme correspondrait à une hausse significative des dépenses liées à la masse salariale, à la distribution, et aux coûts en magasin. "A ce stade il ne serait pas prudent de donner des prévisions financières pour 2020/2021, cependant, si le comportement des consommateurs revenait à la normale d’ici le mois d’août, il est probable que ces coûts supplémentaires soient largement compensés par les bénéfices à attendre de la hausse des volumes alimentaires, de l’allègement des taxes au Royaume-Uni, et de la gestion prudente des opérations" a indiqué le distributeur.

Un groupe recentré sur l'Europe

Sur un plan opérationnel, la cession des dernières activités asiatiques de Tesco (Malaise et Thaïlande) annoncée début mars et qui doit se boucler prochainement va redéfinir les contours du groupe, désormais recentré sur le Royaume-Uni , ultra majoritaire, et l’Europe de l’Est. De quoi permettre de focaliser ses efforts, alors que dans les premières semaines de la crise sanitaire, Tesco rapporte une hausse des achats (qualifiée de « panic buying ») d’environ 30% dans tout le Royaume-Uni. Compte tenu de l’absence de nombreux salariés pour différentes raisons, l’enseigne a aussi indiqué avoir recruté, sur les deux dernières semaines, pas moins de 45 000 personnes. Une partie d’entre elles travaille sur la préparation de commandes livrées à domicile, un domaine dont la capacité a été augmentée de plus de 20%, ce qui reste toutefois insuffisant pour absorber la hausse de la demande.  Et qui explique que Tesco réserve en priorité la livraison à domicile pour les personnes les plus fragiles.

Les resultats 2019/2020 de Tesco :

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